vendredi 3 décembre 2010

ARPEGE 29.11.2010

Un repas simplement monumental, arrosé avec des vins hénaurmes. Alain Passard dans une forme Olympiques, la Cusine « déchainée », dans une ambiance ouatée, dans la petite salle privative, rien que pour cette table réunissant quelques amateurs étrangers mais éduqués (il fallait voir comme…) et qui ont su apprécier sans modération la démesure de cet instant préparé avec la complicité du Chef et de sa sommellerie.


Des nouveautés, une inventivité éblouissante, mise au service d'une table cosmopolite d'essence nippone, telle la coquille Saint-Jacques, choux de Bruxelles et Thé vert, la gratinée d'oignons à la Poutargue, le navet Boule d'Or ou la Betterave blanche cuite en croûte de sel, sur un vénérable vinaigre Balsamique … Les grands classiques aussi : telle la transparence de navet au homard de Chausey, sauce aigre et douce… un très grand succès !... une somptueuse assiette « Horsradish »… et un formidable marcassin pour terminer en harmonie avec un service des vins éblouissants…

 
Il convient de citer en aparte les ravioles légumières qui sont toujours (sauf pour J.B.) en trop petit nombre. L'information remontée en cuisine aura pour effet un feedback aussi immédiat que confirmé durant trois heures : « qu'ils attachent leur ceinture… ils ne sont pas sortis de table »… Un repas gigantesque, parfaitement équilibré, sachant séduire les palais nippons sans pour autant négliger la gourmandise latine. Un dîner formidable (à tous les sens du terme) autour de quelques vins splendides : Vouvray 2002 « Le C » du domaine de la Fontainerie, Chassagne-Montrachet « Les Caillerets » Fontaine Gagnard 1996, Chambertin « Clos de Bèze » domaine Damoy 2002, puis Haut-Marbuzet 1990 (un monument !)… quelques gouttes de cognac pour ceux d'entre nous qui avaient encore quelques papilles vaillantes et sans doute l'un des plus beaux repas que notre hôte appellera a posteriori « The Meal »… apportant ici un superlatif amplement justifié à ce grand moment d'échange culturel à l'Arpège. Un grand « Merci » à Alain Passard et à ceux qui l'entourent pour ce beau moment d'exception.