mardi 7 décembre 2010

PROCOPIO ANGELO

Une sacrée adresse… absolument improbable, tout au fond de la rue Saint Honoré (au 89) un estaminet transalpin qui procure un absolu bonheur avec des pâtes merveilleusement cuites quelle que soit la mise en scène qui leur est proposée… il doit bien y avoir lorsque l’établissement est complet (c'est-à-dire tout le temps…) au moins une bonne … douzaine de places assises et un passage incessant de clients qui viennent chercher leur commande, qui pour le déjeuner, qui pour le dîner… Grande gentillesse du service et un grand sourire même lorsque l’on remplace le dessert (bien inutile avouons le…) par un second plat de pâte (un vieux reste scientifique qui impose l’étude comparative…).


Les entrées sont bonnes, voire très bonnes (une Bresaola parfaite, roquette en bataille, parmesan et huile d’olive… et un « tripode, trois crostini au prosciutto, mozzarella et rucola… une entrée en matière impeccable qui sera suivie d’un monument : Pappardelle à la truffe blanche. Simple selon toute apparence ; ici parfaite en cuisson, en générosité (la truffe « comme s’il en pleuvait ») et tout en saveur. Un bonheur tel que lorsqu’il s’agira de discuter de l’intérêt d’un dessert, on choisira plutôt (et comme on aura raison) un second plat de tagliatelle, sauce tomate et basilic frais. Un monument de simplicité, pas très éloigné du principe de la Madeleine selon Proust.


Le caffè est ristretto comme il faut et même au chapitre des vins on trouve de très belles choses comme ce Nebbiolo 2008 (un peu jeune, c’est vrai) qui fera bien, franchement, après le Prosecco qui vient religieusement avec quelques bulles « ouvrir le bal » et démarrer un repas italien, tout en simplicité pourraît on dire, mais aussi en saveur. Une simple merveille !