mercredi 23 octobre 2013

YAM'TCHA. SUPERBE...

Depuis l'ouverture, Adeline met en place, au Yam'Tcha une cuisine absolument personnelle, dont la précision, le dressage, l'imagination vont crescendo, se renouvelant sans cesse, et ne déviant pas d'un iota d'une ligne qu'elle s'est fixée il y a longtemps déjà, lorsqu'elle quittait l'Astrance pour Hong-Kong où elle comptait en découdre avec les DimSum et la cuisine cantonaise. Le chemin parcouru est impressionnant et depuis l'ouverture du Yam'Tcha, il est clair qu'elle sait où elle veut aller, qu'elle suit son chemin avec ténacité et chaque repas est un émerveillement. La cuisine de poche a été mise en place avec méthode, Adeline dont l'inspiration n'a jamais manqué a travaillé dur, pour que suive la technique, le dressage... les petits désordres de cuisson se sont transformés en "marques de fabrique" et pour peaufiner le tout, le service en salle a enfin depuis une année trouvé une vitesse de croisière avec une sommellerie à présent tout à fait bien calée par Marine Delaporte et un service des Thés mis en place par Chiwah, pour le plus grand bonheur des Amateurs qui ont perçu au travers le patronyme du restaurant que le Thé participait pleinement de l'aventure...





Une très grand, un beau déjeuner... Dans la salle, un fameux Sébastien D. qui tend à reprocher à mes commentaires leur tonalité souvent dithyrambique et qui semblait pour l'heure avoir tout autant satisfait sa gourmandise à sa table avec le même menu splendide, comportant quelques plats inouïs, comme le boeuf de Galice avec la crème au parmesan façon Barbot revisitée au Tofu, et une jolie cuiller de caviar : perfect match ! Un Bar aux trompettes de la mort et sauce au vin jaune chinois, incroyable... 





Le Congee à la truffe blanche délicat et merveilleusement parfumé est une improvisation du jour, juste étourdissante, suivie des coquilles Saint-Jacques, Schizo et sauce XO (quelle Maîtrise des saveurs et de l'assaisonnement... une gourmandise). Et toujours cette splendide idée de la brioche au Stilton fourrée d'une cerise Amarena... une merveille, fondante, rassasiante (mais pas trop), jouant sur des tonalités amères mais parfaitement contrôlées et sur la rondeur de la cerise... Ce "fromage" est un dessert qui ne les empêchera pas d'arriver et d'en ajouter encore au bonheur gourmand de cet instant. Un repas formidable dont le final, oseille-orgeat qui suit une pavlova aérienne, est délicat et rafraîchissant. Quelle cuisine !