samedi 15 octobre 2011

KICCHO - TOKYO / 15.10.2010

Un dîner Kaiseki... un nom quelque peu mystérieux, qui n'appelle aucune réponse bien claire de la part des Japonais interrogés sinon sur le caractère formel de la cérémonie, qui sous entend un brin de satiété à l'issue de ces agapes... Dîner qui classiquement semble-t-il précédait la cérémonie du Thé pour laquelle il convenait d'être repus... l'établissement, à l'évidence, est de renom quasi-impérial, la fête sera arrosée de Saké, l'initiative provenant d'un brasseur de Saké de grande réputation Nippone (Dassai). On apprendra en discutant tout ce que l'on peut rêver de savoir sur le Saké, et même que c'est bon pour la santé (comme le Bordeaux, c'est publié et expliqué...) et aussi que c'est bon pour la peau (au point que l'on commence à faire des savonnettes au saké pour le museau des Japonaises soucieuses de leur peau lisse).


Un dîner Kaiseki serait bien difficile à définir donc, sinon le caractère résolument humble de l'espace (qui se situe, pour autant, dans un bâtiment somptueux au sein duquel se trouve l'Hôtel Impérial et pas mal d'autres restaurants), ce qui contraste avec le protocole extrême du service et la minutie qui à l'évidence préside au dressage.


On est aux antipodes du feu d'artifice tiré par SAWADA ce même jour au déjeuner... et plutôt dans la religion et tout évoque un dîner de parade chez Lapérouse après un déjeuner chez Barbot. Contraste évidemment. On ne peut pas dire que le Saké s'apprenne en quelques gorgées non plus. Ce doit être comme la feuille de tabac de la Havane, il doit falloir quelques années de persévérance pour en percevoir la complexité et le charme... oui mais...


Bref, une chose demeure sûre, certaine et incontournable, c'est de revenir chez SAWADA lors d'une prochaine visite à Tokyo. Et articuler les choses avec plus d'intelligence... peut-on encore passer grand chose après une telle symphonie ?