Septime est entré au Panthéon des cinquante meilleurs restaurants du monde !... Ce pétard mouillé médiatique qui consacre des cuisines aussi disparates que l'Arpège, le Septime ou le Châteaubriand a donc fait entrer Bertrand Grébaut dans la cour des grands et les places seront sans doute plus difficile encore à réserver dans les mois à venir qu'elles ne l'ont été jusqu'ici (et ce n'était pourtant déjà pas facile...). L'endroit est chic et d'une simplicité parfaitement mise en scène, six à huit personnes oeuvrent en cuisine, ouverte sur la salle où le ballet du service est parfaitement orchestré et contribue au bon moment (à tous les sens du terme) que l'on s'apprête à partager au Septime.
Résultat des courses après le dîner : un plat sur deux splendide et enthousiasmant et un plat sur deux plutôt décevant, ce qui déçoit un peu par comparaison à un précédent repas où l'on avait eu une impression plus globalement satisfaite. La carte des vins est ciblée sur les vins nature et certains viticulteurs "tendance" (Prieuré-Roch en Bourgogne résume la quasi-totalité des entrées dédiées au Pinot noir) et l'on ira, après un Saint-Romain Combe Bazin 2009, vers une référence étrangère, beau produit, encore un peu tendu mais promis à un bel avenir ; "Il Frappato" d'Ariana Occhipinti.
L'assiette jouera donc l'alternance. La bonite (de St Jean de Luz, comme il se doit) goûteuse, à la texture délicate, que l'on retrouve sur presque toutes les tables bistronomiques contemporaines, ouvre le dîner en aiguisant les papilles dans le bon sens. Prêts à l'attaque donc... mais un peu déçus pas le plat suivant, joli et sympathique mais d'une créativité modeste et de réalisation technique assez simpliste : duo d'asperges et encornet à la plancha. Pas grand chose de passionnant côté texture, de bons produits par ailleurs. N'appelant donc aucun commentaire supplémentaire.
Puis retour aux belles choses, aux bonnes choses... le bar aux artichauts, purée d'artichauts poivrades et oignon nouveau. Esthétiquement peu explicite mais tout à fait délicieux (malgré une toute petite surcuisson du Bar). Un beau plat en tous cas, savoureux et qui emporte la conviction... contrairement au duo d'agneau qui suivra, sans intérêt aucun (et même plus... un agneau vraiment "pas exceptionnel")... agneau de 7 heures et gigot rôti après avoir été badigeonné de miel... aucun intérêt, pas même dans la garniture : des épinards qui n'ont rien de commun avec ce que savent en faire deux des mentors du Chef, Alain Passard et Pascal Barbot... Un plat simplement nul.
Et au dessert, un régal pour faire dans le contraste contrastant...sablé fraises et rhubarbe, d'une absolue perfection tant au plan des textures que des saveurs... un très beau dessert, vraiment, pour terminer un repas que l'on peut dire "en demi-teinte".
L'assiette jouera donc l'alternance. La bonite (de St Jean de Luz, comme il se doit) goûteuse, à la texture délicate, que l'on retrouve sur presque toutes les tables bistronomiques contemporaines, ouvre le dîner en aiguisant les papilles dans le bon sens. Prêts à l'attaque donc... mais un peu déçus pas le plat suivant, joli et sympathique mais d'une créativité modeste et de réalisation technique assez simpliste : duo d'asperges et encornet à la plancha. Pas grand chose de passionnant côté texture, de bons produits par ailleurs. N'appelant donc aucun commentaire supplémentaire.
Puis retour aux belles choses, aux bonnes choses... le bar aux artichauts, purée d'artichauts poivrades et oignon nouveau. Esthétiquement peu explicite mais tout à fait délicieux (malgré une toute petite surcuisson du Bar). Un beau plat en tous cas, savoureux et qui emporte la conviction... contrairement au duo d'agneau qui suivra, sans intérêt aucun (et même plus... un agneau vraiment "pas exceptionnel")... agneau de 7 heures et gigot rôti après avoir été badigeonné de miel... aucun intérêt, pas même dans la garniture : des épinards qui n'ont rien de commun avec ce que savent en faire deux des mentors du Chef, Alain Passard et Pascal Barbot... Un plat simplement nul.
Et au dessert, un régal pour faire dans le contraste contrastant...sablé fraises et rhubarbe, d'une absolue perfection tant au plan des textures que des saveurs... un très beau dessert, vraiment, pour terminer un repas que l'on peut dire "en demi-teinte".





