Le Taillevent a redessiné sa grande carte, superbe, véritable appel à la gourmandise, et grâce à l'autorité complice de Jean-Marie Ancher, on peut faire ici un dîner aussi splendide que gourmand, qui se termine comme il se doit par un feu d'artifice de dessert (c'est que Jean-Marie est un grand amateur de pâtisserie, et ce poste, au Taillevent, est particulièrement créatif sous la houlette de Sylvain Pétrel, pour le plus grand bonheur des hôtes de cette grande maison).
Un beau dîner, tout en simplicité, que de beaux et bons produits, mis en oeuvre avec talent dans une perspective classique confinant à la perfection par Alain Soliverès et servi par un ballet impeccable réglé en salle... Un menu qui comportera quelques digressions imaginées et savamment intercalées par Jean-Marie pour faire de ce dîner tout simple un grand moment de table.
Les mises en bouche sont légères, fraîches, splendides : langoustines en nems, sauce Thaï (délicat, croustillant, acidulé et pointu juste ce qu'il faut pour rehausser la délicatesse de la langoustine), tartare de homard et bisque froide, rafraîchissante et qui achève de convaincre les gourmands qu'il ne fallait pas se laisser leurrer par les gougères (sont-elles bonnes pourtant, et comme on dit en matière d'ordonnance "à renouveler" et sans modération...).
Langoustines rôties et petits légumes de saison à la croque au sel : quand la simplicité et la qualité des produits semble l'emporter sur la mise en cuisine, et pourtant, pas simple de cuire aussi justement les langoustines et organiser ainsi les petits légumes. Une belle et grande entrée, toute en légèreté... Et pour suivre, formidables, les petits gris et épeautre en risotto à l'ail nouveau, une nouvelle déclinaison de ce risotto façon Solivérès qui emporte tout à fait la conviction (et l'on ne sait finalement lequel préférer entre le homard, les cuisses de grenouille et les escargots...) : un très grand plat à la texture parfaite et aux saveurs parfaitement maîtrisées.
A suivre pour l'une, le rouget et courgette fleur (un plat que les cuisines du Taillevent décline également de façon saisonnière avec une cuisson parfaite de ce poisson à la chair finalement fragile et aux saveurs puissantes "de roche" tellement bien maîtrisées), l'autre ne résistera pas au ris de veau croustillant servi avec une débauche de morilles fraîches et une sauce à la crème d'une légèreté confondante...
Fromages (ils sont tellement bons, qui peut résister...) et au chapitre des desserts, de merveilleuses profiterolles puis un dessert léger, contemporain, aérien, emprisonnant dans une bûche de sucre filé : framboises, rhubarbe et crème fouettée : un très très beau (et très très bon) dessert...
Et pour terminer, Taillevent oblige : quelques gouttes d'une précieuse eau de vie... Un grand dîner, un grand Merci aux cuisines et à la complicité de l'ensemble de la salle et de Jean-Marie Ancher.
Un beau dîner, tout en simplicité, que de beaux et bons produits, mis en oeuvre avec talent dans une perspective classique confinant à la perfection par Alain Soliverès et servi par un ballet impeccable réglé en salle... Un menu qui comportera quelques digressions imaginées et savamment intercalées par Jean-Marie pour faire de ce dîner tout simple un grand moment de table.
Les mises en bouche sont légères, fraîches, splendides : langoustines en nems, sauce Thaï (délicat, croustillant, acidulé et pointu juste ce qu'il faut pour rehausser la délicatesse de la langoustine), tartare de homard et bisque froide, rafraîchissante et qui achève de convaincre les gourmands qu'il ne fallait pas se laisser leurrer par les gougères (sont-elles bonnes pourtant, et comme on dit en matière d'ordonnance "à renouveler" et sans modération...).
Langoustines rôties et petits légumes de saison à la croque au sel : quand la simplicité et la qualité des produits semble l'emporter sur la mise en cuisine, et pourtant, pas simple de cuire aussi justement les langoustines et organiser ainsi les petits légumes. Une belle et grande entrée, toute en légèreté... Et pour suivre, formidables, les petits gris et épeautre en risotto à l'ail nouveau, une nouvelle déclinaison de ce risotto façon Solivérès qui emporte tout à fait la conviction (et l'on ne sait finalement lequel préférer entre le homard, les cuisses de grenouille et les escargots...) : un très grand plat à la texture parfaite et aux saveurs parfaitement maîtrisées.
A suivre pour l'une, le rouget et courgette fleur (un plat que les cuisines du Taillevent décline également de façon saisonnière avec une cuisson parfaite de ce poisson à la chair finalement fragile et aux saveurs puissantes "de roche" tellement bien maîtrisées), l'autre ne résistera pas au ris de veau croustillant servi avec une débauche de morilles fraîches et une sauce à la crème d'une légèreté confondante...
Fromages (ils sont tellement bons, qui peut résister...) et au chapitre des desserts, de merveilleuses profiterolles puis un dessert léger, contemporain, aérien, emprisonnant dans une bûche de sucre filé : framboises, rhubarbe et crème fouettée : un très très beau (et très très bon) dessert...
Et pour terminer, Taillevent oblige : quelques gouttes d'une précieuse eau de vie... Un grand dîner, un grand Merci aux cuisines et à la complicité de l'ensemble de la salle et de Jean-Marie Ancher.





