mardi 7 mai 2013

ETINCELANT ARNSBOURG -2

Un second dîner à l'Arnsbourg, sous l'autorité de Jean-Georges et Cathy Klein (dont la complicité fait de chacun de ces repas une petite merveille de gourmandise ciselée, "sur mesure"...), dans cette salle magique et malgré des conditions météorologiques désastreuses cette année qui ont interdit, ce samedi de fin Avril, de seulement envisager aller arpenter les fairways du golf du Kempferhof... Après une visite de Strasbourg donc la récompense, et quelle récompense !... Ouverture des hostilités à 20h... et un repas d'anthologie, ponctué de merveilles oenologiques dont la vedette sera indiscutablement le Clos Ste Hune 1983 (Merci Anne !...), Riesling monumental, qui réjouira l'ensemble des six gourmands réunis autour de cette belle table.


L'ouverture se fera par une cuvée Frédéric Emile 2001, ce même vin que nous avions dégusté l'avant-veille chez Adeline (avec la même experte co-gourmande), mais cette fois, le flacon se sentait "chez lui" et se goûtait même mieux que celui que nous avions dégusté précédemment. Beau millésime, grand savoir-faire, un très beau vin, une sacrée mise en jambe avec les entrées à venir.


Petits savoureux donc (savories...) pour démarrer le festin, dont pas un seul n'aura de compte à rendre à ceux de la veille (un genre de tour de force, avec une mention particulière pour le cube au parmesan et truffes...  puis une déclinaison centrée sur la betterave, centre de "recherche" de l'année du Chef, L'huître (le Chef aime, nous aussi...) et un très grand plat : tartare de langoustine, caviar de Hollande (fichtrement bon !) et guacamole. Frais, tout à la fois délicat et puissant, aussi original que délicieux, en parfait accord avec le Riesling Smaragd 2009 (droit, cristallin, à l'acidularité parfaitement maîtrisée).


Et les plats de se succéder (on se sent inlassable dans telle circonstance)... asperges (avec un étonnant condiment "fraise" que le Chef affectionne à l'évidence) puis le très beau rouget grillé, tout simple, avec une purée de pomme de terres aux olives. Grand plat tout en simplicité, et qui faisait sacrément bien avec le Clos Ste Hune, bientôt suivi par le Meursault d'Arnaud Ente (La Goutte d'Or - 2007, probablement un peu jeune mais tellement convaincant !...) qui se mariera merveilleusement bien aussi avec le Tiramisu à l'oeuf de poule et aux truffes (alors çà c'est une tuerie !...).




Et pour suivre, avec un hénaurme Château Rayas 2003 : un Homard splendide, avec un sabayon au parmesan... ce Homard résiste décidément à tout, qui se marie avec les déclinaisons gustatives les plus improbables (on se souvient alors de la cassolette de homard et pigeon de Marc Meunaud, de la formidable Minéralité de Homard de Jean Bardet, du civet de homard ou du minestrone de Homard de Bernard Pacaud et bien sûr du Homard flashé ou du Homard au piment d'Adeline Grattard...). A souligner, le caractère solaire et assis du Rayas 2003. Il fallait une stature d'exception pour résister à un tel "effet millésime".


Carré d'Agneau ensuite, avec une belle Côte Rôtie "La Landonne" 2003 de Jean-Michel Gérin, parfaitement construite, pas "grillée" malgré le millésime très solaire. Une très belle réussite. Un joli mariage avec l'agneau... Puis avec le formidable Cappuccino aux truffes, qui jamais n'aura manqué à l'appel à chacun des repas de que nous avons fait à l'Arnsbourg. Un grand merci à Cathy de notre part à tous.



Desserts et mignardises à suivre... A cet instant, la mémoire flanche un peu... le repas a été juste formidable, les convives tous heureux "au diapason", une belle table, un formidable repas, un grand Merci à l'Arnsbourg et un vœu : revenir, très vite !... A l'automne par exemple, pour les champignons !...