vendredi 10 mai 2013

ARPEGE IMPROVISEE LE 8 MAI 2013



Un beau dîner autour d'une table dressée dans la Blanchisserie, quelques convives de choix, un nouveau Papa qui l'Heureux évènement avec quelques vins sortis droit de sa cave, un Chef étincelant, de belles étoiles autour de la table... Un beau et grand dîner qui se terminera tard, bien tard, après un splendide Behike 54 accompagné d'un beau Porto Ramos Pinto, Vintage 1983.




Grand et beau repas donc, où les grands classiques de l'Arpège se sont succédés (Sushi de Betterave, Chaud-Froid d'oeuf au vinaigre de Xerès, sirop d'Erable et poivre de Zanzibar, ravioles légumières, veloûté et sa crème fouettée au Speck...)... et comme une rupture avec ces plats signature, déclinés en préambule... le fameux mesclun au prâlin du Piémont, qui prépare à l'arrivée des seigneurs : Aiguillettes de Homard au vin jaune, sole au celeri perpétuel et curry de Madras, Bar à l'oseille, Couscous légumier (autrement appelé Arlequin de légumes), Agneau et ris de veau à l'anguille fumée...





Ce ris de veau mérite un mot de commentaire... L'idée est belle au plan des textures associées (la tendreté un peu ferme du ris de veau et l'onctuosité de l'anguille), mais il aurait fallu travailler le ris en croustillance pour ajouter le petit quelque chose de "croquant" qui manquait encore... Au plan des saveurs, c'est également une association séduisante mais il faut mesurer l'anguille fumée qui a tendance à emmener le marché à elle tout de seule face au ris qui s'efface un peu... 



A suivre : un Saint Nectaire de folie... 


Les vins étaient un peu à la traîne... Le Patrimonio blanc de Leccia est un joli flacon de mise en bouche, suivi d'un intéressant Auxey-Duresse blanc (dont je le suis habituellement pas un grand défenseur hormis la pépite introuvable de Lalou-Bize-Leroy) : Auxey "Le Reugne" d'Arnaud-Pont, incontestablement bien fait mais 2008 est un millésime qui conserve encore une très grande acidité et qu'il aurait été bon de conserver en cave quelques temps encore... La suite sera passablement décevante, pour ne pas dire catastrophique (un Chambertin bouchonné de façon indescriptible !)... Le Puligny-Montrachet "Les Champs Gain" 2005 était également très décevant... Issu de la maison Loubet-Dewailly qui expose fièrement ses médailles... Peu (voire pas) de dominante Chardonnay, tout ici semblait écrasé par le pinot blanc... aux antipodes de belles expériences quelques années en arrière avec la même appellation vinifiée par  Olivier Leflaive. Le Pommard à suivre de la même maison n'appelle aucun commentaire particulier et les Bordeaux seront assez généralement de la même eau (si l'on peut dire...) : Moulins Berthault-Brillette sans grande personnalité puis une dérivée troisième de Chateau Pavie, également sans âme... Beaucoup de bonne volonté de la part du jeune Papa sans doute... Mais peu de réussite au bout du compte. Heureusement viendra, en dernière minute, ce beau Porto pour accompagner le Behike et combler les papilles oenophiles restées un peu "en manque"...