mercredi 10 octobre 2012

ARPEGE BUISSONNIERE

Un déjeuner improvisé à l'Arpège... Express Lunch rue de Varennes... déjeuner impromptu, improvisé, et augmenté de quelques produits d'exception... déjeuner splendide, frappé au sceau de la perfection, gourmandise et démesure qui n'appellent aucun commentaire que superlatif !... 




Simplicité donc, plats nouveaux, inspiration en cuisine (et pas qu'un peu...)... l'ensemble sera couronné par un Vacherin (le premier de la saison, un vrai, fait à point), avec de petites pommes de terres fumées et un savagnin somptueux: Pupillin de Pierre Overnoy 2000 (une splendeur! Un monstre... alliant plénitude, fraîcheur et aussi, vivacité... tout en arômes de coings et de noix, sans agressivité, en rondeur mais avec quelle puissance !...). Petit volume (500ml dans ces flacons d'exception) mais un vrai feu d'artifice pour les Amateurs de ce cépage d'exception maîtrisé, absolument, par Pierre Overnoy, qui sait faire parler le Savagnin.



La betterave or en croûte de sel accompagnée d'une petite purée de coings ouvrira le bal avec élégance, associant la rondeur de la racine à l'acidularité et l'amertume du coing. Beau plat... suivi des tagliatelle de céleri, citron confit et raifort (énorme, de grande stature...) et d'encornets en tagliatelle, sauce à l'oeuf (exquis)... une mise en route de choc... les cuisines sont en grande forme... et la suite confirme !



Carpaccio de Saint Jacques au curry (fondant, exquis-délicieux)... ris de veau rôti, sauce au hareng fumé, pommes de terre fumées (maîtrise parfaite, un peu trop sévèrement fumé pourrait-on dire... mais les addictifs de la fumure sauvage apprécient...). Décidément, cette Grande Maison aura décliné le ris de veau dans tous ses états, et avec quelle maîtrise... Dernier plat : un parmentier d'agneau à se damner avant que ne s'avance le fameux Mont d'Or (prétexte du déjeuner qui saura tenir sa place "quand même"...)...





Premier Vacherin de la saison donc, fait à coeur, à point sans qu'il soit besoin de le "finir à la samalandre"... servi avec de petites pommes de terre fumées. Une splendeur qui fait avec le Savagnin de Pierre Overnoy un accord parfait qui résonne longuement au palais, et qui appelle encore et encore d'y revenir. Une Gourmandise !



Et pour en terminer, un brin de glace (la glace à la menthe... une tuerie !...) et un café pour clore un "express lunch" improvisé... un repas d'anthologie !