
Retour à Paris, première visite à l'Arpège, en compagnie d'Adeline Grattard : un déjeuner prévu de longue date et qui n'aura déçu aucun des deux convives qui ont fait un déjeuner splendide, lumineux, délicat et inspiré. Adeline est demeurée éblouïe plusieurs jours durant de ce premier contact avec la cuisine d'Alain Passard qui avait mis ce qu'il faut d'inspiration dans l'assiette pour combler ses hôtes... et si l'on a bien mangé (le mot est assez réducteur) on aura bien bu également entre Criots-Bâtard Montrachet 1996 (Fontaine Gagnard) et Vosne Romanée 2005 (Meo-Camuzet), on n'aura pas eu le temps de s'ennuyer au cours de ce beau et long déjeuner qui s'est terminé, on l'aura deviné, aux côtés d'Alain, venu "aux nouvelles" et à l'instant du dessert, rejoindre ses hôtes pour manger un morceau.
Un menu splendide, comportant quelques un des beaux et grands classiques gourmands de l'Arpège (gratinée d'oignons aux poires, formidable Tourteau Cheminée)... et quelques classiques "revus et augmentés" (turbot au vin jaune, patate fumée, et aux truffes...)... quelques "nouveautés" aussi comme la gande assiette de veau qui comportait ce Lundi un ris de veau splendide (croquant comme il faut, fondant à souhaits), un rognon juste cuit, un jarret moelleux et... de la langue, ce qui aurait pu suffire à écarter de la table nombre de convives mais... quelle langue ! Un plat somptueux, qui réconcilie avec ce grand classique de cantine qui laisse rarement un souvenir ému. Un régal dégusté sous l'oeil attentif d'Hugo Desnoyer, qui lui aussi, profitait de l'Arpège pour un beau déjeuner.
Un déjeuner splendide, qui se terminera avec la fameuse tarte aux pommes "boutons de rose" et le mille-feuille à la vanille, qui n'admet à mon sens qu'un seul concurrent au chapitre de la gourmandise : le mille feuille au chocolat (et en plus, c'est moins souvent...). Un retour en Fanfare. Un déjeuner juste splendide. Un grand Merci à Alain et aux cuisines... un beau moment partagé avec Adeline qui n'a pas boudé son plaisir.



