Gevrey Chambertin 1999 de Dugat : puissant, affirmé, riche et en imposant presque déjà pour un grand cru quand il s’agit en fait d’un appellation village. La magie de la maison Dugat s’exprime dès ces vins dont il faut se satisfaire dit-on, aucun grand cru n’étant accessible à la vente…
Gevrey Chambertin 1999 « En Motrot » Denis Mortet, un monstre… qui en impose lui aussi pour un Grand Cru, d’une concentration exceptionnelle, délicat et musclé tout à la fois, concentré de fruits rouges et de fruits noirs, d’une longueur impressionnante.
Griottes Chambertin 1995 du Domaine Fourrier, malheureusement décevantes. Si l’on retrouve la typicité des griottes (et le petit goût de noyau de cerises caractéristique), le vin manque de concentration et de stature, comparé aux deux flacons précédents… Il sera substitué par…
Chambertin Clos de Bèze (Armand Rousseau) 1999 puis 1994… deux bouteilles d’exception, dont on ne peut dit-on pas se procurer de clône (et c’est bien dommage) et dont on peut s’interroger de savoir s’il est possible de faire un vin plus achevé. Deux flacons monumentaux, le jus de Pinot dans ses plus beaux atours. Puissance inouïe, arômes à n’en plus finir, évolution merveilleuse du vin dans le verre au fil de la dégustation… deux absolues merveilles du terroir Bourguignon. Deux formidables bouteilles qui ramènent beaucoup de vins réputés prestigieux au rôle de figurants…
Le Corton 1997 (Bouchard) tout en élégance, pour terminer le repas sur une note de fruit acidulé. Parfaitement équilibré et flattant le palais gourmand des convives. Presque rafraichissant, mettant en avant l’élégance des côtes de Beaune, et en contraste la puissance colossale des côtes de Nuit.
Une dégustation riche en émotions !... mémorable… !

