Mention spéciale pour un fantastique Turbot dont la cuisson était juste perfection... nacré... avec un "curry noir", une sauce au tamarin, un oignon à la rose (curieux, pas indispensable mais franchement amusant)... une texture improbable, témoignant d'une maîtrise absolue de la cuisson. Un plat "polyphonique", variant les émotions selon les associations à dominante acidulée (sauce au tamarin) ou épicées (cumin)... Réjouissant, délicat... improbable...
Cuisson extraordinairement maîtrisée encore pour le canard de Challans, avec Burrata, un jus réduit... opposition - harmonisation des textures et des saveurs... et il faudrait encore de la place pour l'étonnant ris de veau, délicat et gourmand (si si ...) : craquant en périphérie, lacté et fondant au centre, accompagné d'une réduction parfaitement juste. Une préparation à propos de laquelle Pascal rend hommage à Alain Passard dont la maîtrise du ris de veau n'est plus à vanter !
La fleur de courgette au Gorgonzola est un exemple s'il en fallait encore de maîtrise des goûts et des textures. L'esthétique n'est pas en reste... Et la pâtisserie réussira encore à maintenir les convives en haleine jusqu'à une composition improbable associant une compotée d'abricots acidulés, recouverte d'un lait d'amandes (consistance admirable, saveur inouïe) et d'une tuile d'un gruau aérien... Un repas formidable qui n'appelle qu'un seul mot : Bravo (et merci pour le déjeuner surprise !...)