dimanche 4 novembre 2012

DINING IN LONDON : THE R.A.C.

Le Royal Automobile Club, situé au centre de Pall-Mall, est une Institution qui offre au visiteur un hébergement de grand confort et de grande qualité, et plusieurs restaurants dont une table gourmande : la « Great Gallery », salle de Bal Victorienne devenue aujourd’hui le restaurant « gastronomique » de ce Club Londonien. Le service y est attentionné et impeccable, et l’assiette est très gourmande, au point qu’après un premier dîner aussitôt  arrivés ou presque, la décision s’impose que nous reviendrons, 48 heures plus tard, pour un second dîner, récidivistes que  nous sommes.




Un endroit « distinguished », dress code imposant la cravate et une tenue vestimentaire irréprochable ce qui n’est pas tout à fait dommage. L’endroit le justifie… après avoir traversé le vestibule (au milieu duquel se trouve toujours exposé un véhicule automobile plus ou moins improbable, qu’il soit ancien –Antique pourraît-on dire- ou novateur), on entre de plain-pied dans cette grande salle, immédiatement pris en mains par un service classique, cordial, irréprochable, jusques et y compris la sommellerie (encore que la carte des vins soit un peu moins consistante qu’auparavant). On y trouvera en tous cas de belles références, et même au verre, en Chablisien, vers Saint-Aubin et Sancerre en blanc, et vers les côtes du Rhône et la Napa Valley en rouge.


Beau dîner d’ouverture donc qui commencera –puisque c’est Halloween- par des coquilles Saint Jacques juste snackées servies avec un beurre blanc léger et de petits gnocchis de citrouille. Simple et de bon goût : excellente ouverture pour ce premier dîner, qui bientôt sera suivie ici d’un homard entier poché au beurre de citron (cuisson parfaite, homard fondant et généreux) et là de la fameuse Grouse, servie au guéridon (off the bone),avec la sauce au pain et la fameuse « gravy » : un très grand plat, classique absolument, goûteux comme il faut (du gibier, du vrai…), parfumé de Bruyère… un plat pour Morfontilien convaincu… une gourmandise qui appellera une seconde expérience, identique, quelques 48h plus tard… Cuisson impeccable donc (medium-rare), texture fondante, saveur affirmée sans pour autant être féroce… THE Grouse… Et pas de dessert pour ce premier dîner (d’autant que la « dessert conception » Britannique n’est pas nécessairement adaptée au goût continental…).


Second dîner 48h plus tard, dans une joyeuse ambiance, avec pour débuter : une crème de Panais (avec un petit croquant au panais et saumon fumé) : délicieuse, délicate, aérienne et parfumée. … Puis en entrée d’un côté le saumon sauvage, fumé, servi tout simplement avec citron, crème double, oignons émincés, câpres et blinis… une consistance moelleuse et fondante, une fumure délicate, un peu marquée comme en Ecosse ou en Irlande, une gourmandise… Entrée alternative, également appréciée, un mille-feuille de saumon servi avec une gosse crevette en Tempura. Le « savoir faire » des cuisines du R.A.C.  en matière de mille-feuille avait déjà été au passé apprécié pour le « foie gras et artichaut en mille feuille »… et non démenti cette fois : une belle entrée, sur une modalité un peu plus cuisinée que le saumon sauvage, servi en toute simplicité.


Le plat principal visera cette fois à l’unisson vers la chasse avec ici un filet de chevreuil Ecossais fondant, cuit à basse température, et accompagné de chou rouge et de légumes de saison, et là une récidive sur la Grouse, toujours aussi délicieuse, qui sera choisie « medium » cette fois quant à sa cuisson, ce qui lui convient mieux (sauf à la cuire à basse température, ce qui n’est pas ici le cas, pour permettre de limiter la cuisson tout en amenant la chair à une texture délicate et fondante… ). Un plat de Roi, on y reviendra (pas plus tard que dans trois semaines…) et avec gourmandise, encore…




Et pour terminer ce beau dîner, un plateau de fromages Anglais et Ecossais qui valent en qualité les fromages Français, et qui méritent une plongée exploratoire dans ces établissements qui mettent un point d’honneur à proposer une sélection de fromages affinés comme il faut (Paxton & Paxton)… un très beau dîner, tout entier –venaison comprise- accompagné d’un Saint-Aubin les Murgers, 1er cru, Dents de Chien… qui faisait bon ménage avec tout ce beau monde et qui a procuré à l’ensemble de la table, grande satisfaction !