dimanche 4 novembre 2012

DINING IN LONDON : NOBU... BIG MISTAKE

Nobu est un établissement de réputation internationale qui multiplie de par le monde, les restaurants éponymes sous la signature du Chef,  Nobu Matsuhisa... l'établissement Londonien ayant été ouvert en partenariat avec Robert de Niro (comme celui de Las Vegas) entre autres associés... et honoré d'une étoile au Michelin. Si l'on ajoute à celà une capacité d'accueil de 150 couverts, et trois services au dîner : tous les éléments semblent réunis pour définir l'industrialisation contemporaine de la cuisine (fusion en outre)... et la déception qui ne manque pas d'accompagner la visite d'un tel établissement, dans le prolongement des voies lactées du Michelin tels Robuchon ou Ducasse... On ne sera donc pas étonné d'avoir trouvé l'établissement absolument décevant, et à des prix stratosphériques...



Bon point, la carte des vins qui comporte une référence que l'on ne saurait esquiver : Trimbach, Riesling cuvée Frédéric Emile 2006... ce sera la vraie gourmandise de la soirée. Pour le reste, la réserve serait une attitude aussi superlative que coupable... le "sashimi contemporain de saumon" mérite juste d'être oublié, l'expérience Sushis à laquelle on n'aura pas su résister au retour de Tokyo sera un échec cuisant... et le gros désordre foutraque compliqué avec pousses de bambou, homard, grosses crevettes, salade lolo et sauce citronelle et épices juste sans intérêt (et rudement compliqué à manger avec des baguettes, surtout la salade)...



Sushis donc, critiquables de l'alpha à l'oméga : riz inadéquat, dont la cuisson n'aura pas comporté de vinaigre de riz, servi froid, avec une tranche de poisson posée dessus, bien loin du sushi façonné, délicatement assaisonné de wasabi frais, et enduit d'une fine pellicule de soy-sauce... la matière première est tout aussi critiquable... O-Toro et Chu-Toro à température de réfrigérateur (et sans comparaison possible avec les Thons dégustés à Tokyo voici quelques jours)... Abalone bien difficile à différencier de Razor-Clam... bref, des sushis misérables à un prix qui les rapproche des grandes expériences d'un Jiro ou d'un Sawada si l'on multiplie le prix unitaire par 20 ou 25... On comprend dès lors la dimension extraordinaire de la maîtrise du Sushi d'un Maître Nippon,et ce qui apparaît simple ne l'est qu'en première approche et le différentiel est tel entre les "so-called Sushis" européens et les chefs-d'oeuvre japonais qu'il faut sans doute un travail et un talent considérables pour les finaliser avec une telle reproductibilité. Travail de virtuose.


Déception donc, jusqu'au dessert à l'allure un peu rigolarde, mais sans grande personnalité autre que la couleur rouge dont le chocolat est saupoudré ... "Peruvian chocolate cake, apricot cream, sesame nougat, lime sponge and black tea ice cream (served with a glass of Hokusetsu Ume Tsu)... rien moins ! Le verre en question n'apporte rien au dessert, la glace au thé noir est une glace au thé, sans charme particulier et le gâteau au chocolat péruvien, un honnête gâteau au chocolat... et le tour est joué...

At the Rivoli Bar (Ritz Hotel, London)
Repas tout à fait décevant, atmosphère bruyante, service souriant mais totalement inutile à l'instant de composer le menu (et il serait là plus qu'utile compte tenu de la complexité de la carte et de la relative incompréhension des convives réunis autour de la table)... Il y avait bien un menu dégustation... peut être était-ce le moins mauvais choix, mais nous ne le saurons pas car nous n'avons a priori pas du tout l'intention de renouveler l'expérience... Pour l'heure nous aurons été ailleurs noyer notre déception gustative dans un cocktail improbable...