lundi 28 novembre 2011

ARNSBOURG SOUS SES PLUS BEAUX ATOURS !




Une visite à JG et Cathy Klein à l'Arnsbourg est toujours un enchantement. L'arrivée, éclairée d'un rayon de soleil hivernal mais décidé, quelques pas derrière le restaurant, tandis que l'on sent la salle prête à vibrer et que l'on a hâte de la rejoindre, de venir "se faire gâter"... Nous réussirons non sans impatience à attendre jusqu'à midi... Quelques pas apéritifs avant de rejoindre "notre table", intime juste comme il faut et qui permet de jouir d'une bien jolie vue sur Baerenthal et le parc naturel des vosges du Nord... Un menu somptueux, une sommellerie complice et pleine de grandes et belles idées pour accompagner une cuisine inventive et qu'il n'est pas simple de coordonner avec le jus de treille.

Petits savoureux apéritifs



L'huître au Cumin
Il serait long, fastidieux sans doute, de détailler ce repas merveilleusement articulé et faisant se succéder de petits "savories" comme il était d'usage de dire au début du siècle passé et des plats achevés. Une symphonie de saveurs gourmandes (si si...) d'une dimension Wagnérienne (nous quitterons la table vers 17h) et d'une légèreté aérienne (Oxymore...). La sommellerie sera irréprochable et la seule critique pourraît être l'absence (totale) de vin jaune sur la carte des vins qui pourtant comporte des références superbes de par le monde entier... et bien évidemment, à cette saison, avec le fromage... mais non, cette fois (prudence peut-être) il n'y aura pas de Mont d'Or sur le plateau de fromages... Pour autant, grâce à une sommelière de choc, nous dégusterons des merveilles : un Riesling "cuvée Albert" de chez Albert Mann pour débuter (vif, droit, un très joli Riesling pour ouvrir le bal)... un Monstre Alsacien pour suivre : Mambourg 2002 de chez Deiss, une stature inouïe, un vin somptueux ... puis encore un Viré Clessé 2004 de chez Thevenet (comme toujours... la seule chose dont je me croyais certain était que ce n'était pas du Chardonnay ...) et un Taburnum 2007 superbe d'équilibre, en préambule à un très beau Cornas 2002 Clape, beau produit qui saura apporter à le support tanique nécessaire au Chevreuil, au cappuccino de truffes et aux fromages (pour lesquelles nous avons tous eu précaution de réserver quelques gouttes de Taburnum).  Grande complicité oenologique donc avec Yoshiko Takayama, sommelière d'exception !

Trophée Paul Haeberlin, l'Arnsbourg, une équipe motivée et bien entourée

Il serait long, fastidieux sans doute, de détailler ce repas merveilleusement articulé et faisant se succéder de petits "savories" comme il était d'usage de dire au début du siècle passé et des plats achevés. Une symphonie de saveurs gourmandes (si si...) d'une dimension Wagnérienne (nous quitterons la table vers 17h) et d'une légèreté aérienne (Oxymore...). La sommellerie sera irréprochable et la seule critique pourraît être l'absence (totale) de vin jaune sur la carte des vins qui pourtant comporte des références superbes de par le monde entier... et bien évidemment, à cette saison, avec le fromage... mais non, cette fois (prudence peut-être) il n'y aura pas de Mont d'Or sur le plateau de fromages... Pour autant, grâce à une sommelière de choc, nous dégusterons des merveilles : un Riesling "cuvée Albert" de chez Albert Mann pour débuter (vif, droit, un très joli Riesling pour ouvrir le bal)... un Monstre Alsacien pour suivre : Mambourg 2002 de chez Deiss, une stature inouïe, un vin somptueux ... puis encore un Viré Clessé 2004 de chez Thevenet (comme toujours... la seule chose dont je me croyais certain était que ce n'était pas du Chardonnay ...) et un Taburnum 2007 superbe d'équilibre, en préambule à un très beau Cornas 2002 Clape, beau produit qui saura apporter à le support tanique nécessaire au Chevreuil, au cappuccino de truffes et aux fromages (pour lesquelles nous avons tous eu précaution de réserver quelques gouttes de Taburnum). 




Et l'assiette ... les assiettes, les cuillers, les petits plats, les paniers-vapeur... une succession de gourmandises parfaitement orchestrée, sans qu'un instant on ait l'impression de manger trop (ni d'ailleurs de trop boire)... gourmandise, curiosités, toujours dans une tonalité très inventive et personnelle mais sans jamais sombrer dans le convenu, le répétitif, le moléculaire ou l'inexistante épure... Divagation autour du saumon, parfaîtement maîtrisé (choucroute au saumon, glace moutarde) revisité (maki saumon, petits légumes façon gargouillou alsacien...)... L'huître au cumin (hénaurme !), la grande assiette de topinambours (une assiette blanche façon Klein)... le parfait de foie gras (peut être le plat le moins indispensable) et l'assiette sole et anguille (cuissons improbables, exemples de perfection et d'identité d'un Chef quant à la cuisson de ces poissons à chair serrée). Les petites sottises dédiées à notre table autour de la truffe noire sont dévorés avec la même gourmandise à chaque visite (émulsion de pommes de terre, truffe noire et le fameux cappuccino...)...l'assiette crustacés et homard à deux étages est aussi belle à contempler qu'à dévorer...Le chevreuil ne se fait pas prier non plus qui s'allie avec bonheur au potimarron (et les petits sandwichs, équivalents de rôtie sur ce gibier à poils sont un régal...)...

Gargouillou Alsacien
Choucroute au saumon, glace à la moutarde
Topinambours
Parfait au foie gras
Sole et Anguille
Emulsion de pomme de terres - Truffe noire
La Mer -1
La Mer -2
Le Chevreuil - Potimarron
Et son sandwich...
Cappuccino aux truffes
Et malgré l'absence de Vacherin du Mont d'Or, et de Chateau Chalon, tous accepteront un passage par le chariot de fromages (la signature de Bernard Antony est évidemment encourageante) et nous ne serons pas déçus... ni d'ailleurs par les desserts... en fallait-il donc du courage pour arriver au bout d'un tel festin. Retour en train paisible, et chacun à présent regarde vers le week-end du premier Mai car, bonne nouvelle, rien ne semble aller dans le sens d'un départ de JG Klein de l'Arnsbourg !

Desserts Acidulés
Dessert aux figues