lundi 7 novembre 2011

CITRUS ETOILE le 4/11/2011

Rue Arsène Houssaye, tout près de l'étoile... entre les Champs Elysées et l'avenue de Friedland... autrefois la maison ANDROUET, spécialiste des fromages posée à deux pas de l'Arc de Triomphe après qu'elle eût quitté la rue d'Amsterdam... aujourd'hui "LE CITRUS ETOILE" occupe la place: grande salle bruyante, à l'ambiance vraiment sympa... un service souriant, cordial et chaleureux autant qu'inefficace. Dès l'entrée, le brouhaha rassurant, l'ambiance de volière survoltée mettent dans l'ambiance ! In the mood, en voiture pour un repas "Gastronomique" (le qualificatif est accolé au patronyme de l'établissement) et d'arriver une petite tartelette sablée avec un brin de saumon, de tomate et de Kyri ... composition "gastro"... à n'en pas douter... d'ailleurs il m'est souvenir qu'à l'Arpège aussi on commence par de petites tartelettes...


Et le Saint Peray "Les Figuiers" de Bernard Grippa rachètera cet instant de déception à l'ouverture du bal. Bien fait, servi à juste température, carafé pour lui permettre d'exprimer le fond floral qui est sien, un beau blanc, qui fera également une belle association avec la salade de homard aux pommes de terres et à l'huile de crustacés qui suivra. Beau travail de dressage, et aucun commentaire supplémentaire à formuler. L'explication de texte produite sur la méthode d'obtention de l'huile rosée et parfumée aux crustacés mérite juste qu'on l'oublie (vous prenez des carcasses de homard, faites tremper deux jours dans l'huile de tournesol et le tour est joué ! Amis poètes, vous voici devenir cuisiniers...).



Le beignet de foie gras de canard caramélisé au Porto est à déconseiller aux âmes sensibles. Cromeski géant, frit comme il faut, avec une soy sauce enrichie au porto et réduite presque à sec... et un foie qui est peut être de canard, pas forcément gras... ni bon d'ailleurs. Oublions ce second plat...


L'incontournable agneau de Lozère suivra avec une purée de pois et haricots verts et un ravioli de maïs et petit pois. On a l'impression de déguster la cuisine inspirée du Chef du Muppet Show... et tout se terminera avec un soufflé au chocolat (de Java ?) sans intérêt particulier que de flatter l'habituelle addiction des convives ordinaires (tandis que l'on en sait d'autres qui approchent le chocolat avec addiction autant que discrimination...). Avec tout ce fourbi les vins seront juste acceptables... un Moulis 2005 (Maucaillou) s'avèrera beaucoup trop jeune, et fermé comme une huître malgré un carafage prolongé... Bref, un repas sans grand intérêt... et une ambiance bruyante au point que l'on s'entendait difficilement d'un bout à l'autre de la table...