Macao... suite... après un déjeuner splendide au restaurant THE EIGHT"... dining experience chez "JOEL ROBUCHON AU DOME"... un dîner formidable autant qu'inattendu après tant d'années à grogner contre les Tables et autres Ateliers éponymes, ennuyeux à souhaits, tant d'années à regretter le Joël Robuchon de Jamin ou de l'avenue Raymond Poincaré, tant d'année à critiquer amèrement la dérive médiatique de certains grands Chefs qui multiplient au travers le monde les restaurants dans lesquels ils ne cuisinent plus mais calent des menus "de confection" ... loin de mériter les récompenses superlatives du guide rouge... celui-ci, sis au sommet du GRAND LISBOA à Macao est une surprise, divine surprise, gourmandise, perfection, service impeccable... et encore ici cette carte des vins improbable sur laquelle après un Dom Pérignon 2006 (excellent) on choisira un Meursault 1er cru les Perrières de Henri Boillot (qui a encore "de la réserve") et un Echezeaux "Les rouges du bas" Méo-Camuzet 2006 (quel souffle, quelle ouverture tout le repas durant) qui feront l'accompagnement parfait d'un véritable dîner triple-étoilé...
Service irréprochable, attentionné, présent (mais pas trop), précis et des plats qui oui... s'ils rappellent les années 90 dans leur dressage comme dans leur classicisme n'en sont pas moins simplement délicieux, depuis la gelée de crustacés, caviar de sologne qui vient en amuse-bouche (quel "amuse-bouche"!) ouvrir le bal... avec de petits croustillants "oursins - langoustine"... le ton est donné, ce sera un grand repas !
Laissé à la discrétion du Chef, qui aura secondé Joël Robuchon depuis le Jamin (à quatre années près, passées aux côtés de Yannick Alléno à la grande époque du Meurice)... un dîner qui se poursuit sur la tonalité de la gourmandise avec la truffe noire, en fine tarte friande aux oignons confits et lard paysan... on ne boude pas son plaisir. On se régale...
... et de poursuivre avec la langoustine de petite pêche aux spaghettis truffés en turban... une merveille de dressage... texture délicieuse, gourmandise complète... on en redemanderait pour un rien... et pour aider tout çà... un choix de pains délicieux, croustillants... régal.
Châteaubriand "Rossini" à suivre, à la cuisson improbable, tout délicatesse (texture somptueuse) et finesse... cuisson irréprochable du foie comme du filet... présentation formidable, dressage au guéridon... petite merveille gourmande... flanqué de pommes soufflées juste délicieuses, on déguste... pour un rien encore "on manquerait"...
Immense et délirant plateau de fromages (Ah le Mont d'or...)... un dessert châtaignes et un chariot de desserts et sorbets à couper le souffle... quand arrivera la goutte qui ne fera pas déborder le vase mais apportera le point d'orgue qu'il faut... Blandy's Madeira Bual 1969... et pour qui aurait encore la force... quelques mignardises... un repas merveilleux !













