Comme chaque année, le délicat passage d'un millésime vers l'autre, en compagnie de Jean et Sophie Bardet, à Joué les Tours à présent qu'ils ont quitté Belmont, dans une grande demeure qui n'est pas sans rappeler leur précédente villégiature Tourangelle, et sans fanfreluches, langues de belle-mère ou autres démonstrations aussi peu festives qu'elles sont factices...
L'assiette était bonne, carrément gourmande, sous l'autorité de jean, avec de beaux produits, depuis la truffe jusqu'au caviar en passant par les coquilles Saint-Jacques, la dinde rôtie et la Beuchelle tourangelle associant ris de veau et rognon dans une atmosphère crèmeuse délicatement rehaussée de vin blanc... il faudra aussi évoquer un formidable petit salé aux lentilles, et un foie gras pôelé d'anthologie mais encore (et surtout ?) des vins proprement ébourriffants, dont on peut ici consommer sans réelle modération, ce mot n'appartenant pas au vocabulaire du tonitruant Bardet. Citons donc, en oubliant délibérément quelques magnums de Champagne destinés à "occuper l'adversaire" ...
La Tour Haut-Brion 2001.
Le C de Catherine Dhoye-Deruet 2001
Un Anjou 1949 non identifié mais carrément exquis.
Meursault "Les Tillets" 2004 (un peu droit)
Bâtard Montrachet Boillot 2003 (un géant !)
Château Clinet 2004 (très joli, belle matière)
Chateau Beauséjour Bécot 1945 (inouï de fraîcheur et d'aromes vifs).
Vouvray sec Huet "La grande année" 1921 (juste extraordinaire)
Meursault Perrières Drouhin 2002.
Nuits Saint-Georges "au bas de combes" Méo 2002 (généreux)
Griottes Chambertin Drouhin 2001 (splendide, et Ô combien "griotte")
Clos de Bèze Damoy 2003 (majestueux)
Ruchottes Chambertin Thomas Bassot 1955 (monumental !)
Château Suduiraut 1988 (bouquet final).
Quels monstres !
Bon augure pour 2011 à venir ...