dimanche 23 janvier 2011

22 JANVIER 2011 : BRICOLETTE

Chapeau, respect et tout çà…Une bricolette atomique ! On peut écrire que le niveau de la Bricolette s'est propulsé brusquement à un niveau inter sidéral ! Et ici: "Chapeau-bas", il faut saluer le Chef, au piano, qui malgré quelque caprice technique, a finalisé un dîner juste éblouissant, qui interdit désormais le fameux aphorisme bien connu « pourquoi donc est-ce qu’à la maison… ». Une réussite absolue...

Les tuiles au parmesan en apéritif, croquantes, parfumées et fondantes, ont fait mouche chez l’addictif de garde : une vraie petite folie gourmande... "entrée en matière" façon transalpine et finalisant un match parfait avec un  preux Chevalier, vigoureux et altier, sans oxydation aucune, et qui s'est ouvert avec autorité (Domaine de Chevalier blanc, 2005).

Puis ensuite un veloûté de petits pois, coquilles St Jacques et Jabugo : un régal qui faisait un duo d'une justesse somptueuse avec  un Corton Charlemagne "Bonneau du Martray" 1995 juste fantastique… les yeux et les papilles  des convives pleins d’étoiles… texture veloutée comme il faut, aromes délicats et contraste avec la tonicité juste iodée de la St Jacques saisie comme il faut, pas un instant de trop… 

Puis un rôti de biche juste délicieux, nacré d’airelles, et flanqué d'une purée de châtaignes et de céleri. Quelle symphonie avec le Bonnes-Mares Dominique Laurent de 1998 qui l'accompagnait aux sommets. Les papilles ont convulsé de bonheur. Hénaurme... Un des plus grands vins rouges qui soit, l'archétype du Pinot noir dans son acception la plus généreuse.

Fromages et desserts (jolies pâtisseries,  délicat caramangue… puissant et exquis chocolat) faisait un accord tonitruant un très vieux Jerez. Un régal, un monument !.. A l'issue de ce repas (une démonstration de cuisine et d'oenologie au plus haut niveau) il nous faudra réviser nos définitions de la "Bricolette". Un seul mot en guise de conclusion, ou plutôt , deux : Merci et Bravo !