mardi 12 octobre 2010

LA TABLE DU LANCASTER 11.10.2010


Beau déjeuner à la Table du Lancaster; sous l'autorité de la maison Troisgros, une carte simple et efficace, un bon repas qui saura satisfaire les deux convives réunis impromptu pour l'occasion. Le service est efficace, jeune et sans faille. La sommellerie sait rapidement éviter le "très bon choix" et laisser un vrai choix de vins  plutôt jeunes (notamment Bourgogne et Côtes du Rhône) parmi lesquels un Hautes-Côtes de Nuits blanc 2006 de Jayer Gilles fera l'accord parfait avec l'ensemble du déjeuner.


Après un démarrage où des bouchées aux truffes et châtaignes seront suivies d'une souplette (un peu trop) crèmeuse aux truffes... l'impression d'entrée est bonne et l'envie de poursuivre le repas s'impose rapidement. L'ambiance générale est détendue et plutôt intime, devant un jardin d'été qu'il est malheureusement un peu tard dans la saison pour que l'on puisse espérer en profiter.

L'entrée (origami de tourteaux, coriandre et cumin) aurait gagné à être servie à quelques degrés de plus! L'assiette par trop rafraichie manque un peu de densité de saveurs et l'impression est nettement qu'il s'agit d'une question de température... C'est tout de même une belle réalisation dont on pressent qu'elle aurait mieux pu flatter la gourmandise...


Puis viendra un superbe ris de veau, à la cuisson parfaite, croustillant à point, sur une purée d'oseille et accompagné de girolles "aigrelettes". Un très beau plat, flattant tout à fait la gourmandise (voire l'addiction) des deux gourmands convives... Simple et efficace ! L'association avec le Hautes-Côtes de Nuits blanc s'avère parfait et ce qu'il reste du flacon sera en belle harmonie avec un plateau de fromages merveilleusement affinés. Un déjeuner rapide, clos par un café parfait... un beau moment. Une belle table, tout à fait recommandable. Beaucoup de double étoilés pourraient utilement s'inspirer de la table du Lancaster qui, pour le coup, ne vole pas son unique étoile.

oOo

A quelques jours de là : second look... une formidable assiette de cuisses de grenouilles acidulées, au tamarin... suivie d'une déception (le plat du jour : Saint-Jacques de Normandie à la truffe blanche, purée de potimarron : sans arôme, d'une texture peu convaincante et globalement "ni fait ni à faire"...) puis vint l'instant d'une rédemption avec un retour vers le ris de veau, toujours aussi exquis.

Une formidable bouteille de Meursault Perrières de Coche-Dury aura su satisfaire la gourmandise éclairée des deux convives réunis autour de la table et alimenter la discussion. Bel établissement que cette Table du lancaster, dans lequel il est peut-être raisonnable d'éviter le "plat du jour" et préférer les recettes bien établies figurant au menu. Les cuisines acceptent volontiers de servir en demi-portions, ce qui permet de musarder sur la carte.