Un de plus ...? Oui, mais non... Un dîner plein d'attentions, un menu "sur mesures", clin d'oeil sur clin d'oeil, un choix des vins mieux qu'irréprochable, parfaitement ciblé par Alexandre, Pascal déchaîné, les premières asperges de l'année merveilleusement mariées au safran, un dressage splendide, un très grand plat (et pour autant, pas simple...). Un vrai grand moment d'amitié et de complicité partagés à l'Astrance. Pour un coup en préambule donc, à Pascal, Christophe, Alexandre, Olivier et Thomas, un grand immense Merci !
Des vins splendides, l'option annoncée par Alexandre d'un vin phare entouré de presque pas grand chose sera largement dépassée... au démarrage avec un très beau champagne à l'ouverture avec le croque-truffes : la "cuvée des millénaires" 2005 de Charles Heidsieck (un archétype de blanc de blanc distingué, à la bulle fine, un peu déroutant au démarrage par un dosage un peu plus marqué que celui dont on a aujourd'hui l'habitude), suivi d'un joli Riesling, Meyer-Fonné 2005 (magnum), de belle facture, qui fera avec le petit bouillon iodé aux coques un duo splendide, d'une minéralité tonitruante ! Bel accord avec l'asperge (passablement complexe à associer au vin))... et d'arriver la vedette annoncée...
Les Comtes Lafon, Meursault-Perrières 2006, à parfaite maturité, où l'on retrouve (curieusement évident lorsqu'on le sait) un brin d'anis vert et toute l'expression du sous-sol calcaire, en harmonie avec toutes les qualités qu'un grand Meursault peut développer. Une très grande bouteille, à perfection et qui développera de grandes harmoniques avec l'improbable et délicat maquereau au sarrazin rôti (flanqué de la petite fantaisie aux anchois fumés, un plat à elle toute seule...), puis le "Comté truffes sans compter"... (on pourraît en manger plus que de raison tant c'est exquis... (surtout pour les addictifs à la truffe que nous sommes)... et la tuerie de la soirée, le ris de veau croustillant (et fondant), truffes, tomme d'auvergne rôtie et crème au parmesan... Incroyablement gourmand, inouï !
Et pour suivre, histoire de ne pas baisser les bras, l'agneau de Lozère (splendide de texture et de mâche), la fameuse aubergine confite au miso jus aux truffes, piments doux piquillos... avec "La grange des Pères 2007" pour monter dans les tours... Formidable et à suivre comme il se doit, le sorbet piment-citronnelle (on ne s'en lasse pas...), les deux desserts (tarte au citron déstructurée - restructurée, et tapioca fondant...) et les fruits... (avec un jurançon 2010 qui fera joli mariage avec l'ensemble). Dire que l'on a été gâtés tient du doux euphémisme, bonheur total. Encore un immense Merci !









