dimanche 22 janvier 2012

ASTRANCE LE 20 01 2012


Toujours formidable, au delà de ce que le verbe peut exprimer, inspiré, sans limite technique, plein d'humour et d'une certaine humilité, celle des grands, qui rend le Chef de l'Astrance presque lutin facétieux lorsqu'il apparaît, bien après la fin du repas, avec l'oeil étincelant, pétillant de malice et interrogateur, comme un peu pour savoir si nous avons toute la soirée durant, suivi chaque clin d'oeil à notre intention, et si ce repas était bien dans l'esprit qui était le notre ce soir... 



Tout l'Astrance s'y est employé... on se sentirait pour un rien presque chez soi... tout semble quasi-familier, sauf que, comme à chaque fois, c'est un repas différent, un moment d'absolue exception, un comble de précision et de délicatesse, des idées à revendre, des plats improbables tels le tourteau au jus d'étrilles pimenté, flanqué d'une raviole de butternut et d'une noisette confite, croquante et parfumée... la formidable langoustine au Kombu, citron confit, herbe à huîtres et pak choi... le veau d'Hugo mais encore et surtout un ahurissant col-vert cuit à basse température, sauce aux truffes et le petit curry noir, spécialité signature de Pascal, à tendance réglisse... une merveille !





Diner parfait, sans faute, tout de délicatesse et d'amitié, avec un dessert expérimental géant : la grande assiette tout chocolat qui prélude à la glace semi-freddo Gianduja (flanquée d'un bassiot' de PacoJet tout entier rempli de semi-freddo pour les affamés...) et la tartelette aux fruits de la passion, juste parfaite, aérienne. Que dire de plus, de mieux encore ?... Sinon que Pascal est simplement étourdissant, et que c'est un bonheur, absolu et à chaque fois renouvelé qu'un repas à l'Astrance.