jeudi 23 juin 2011

INTERCONTINENTAL - PARIS (21 Juin 2011)

Dans la courette ombragée d'un Hôtel particulier de l'avenue Marceau ce 21 Juin, bien loin du tintamarre de la fête de la musique, tout au calme, la cuisine fignolée et joliment dressée d'un ancien de l'Astrance, Romain Marzet, et une carte des vins un peu courte mais sur laquelle on trouvera un très joli Santenay vieilles vignes de Vincent Girardin qui fera un bel accord, en parfaite harmonie avec ce repas délicat.


En ouverture, des artichauts à la barigoule, bresaola et basilic, à la cuisson juste croquante comme il faut, frais et parfumés. Une belle entrée, légère et savoureuse (en alternative à de belles asperges aux Jamon Ibérico, qui ont satisfait pleinement l'attente de notre compagnon de table).

Belle côte de veau ensuite, tout en simplicité, à la cuisson juste rosée comme il convient, servie avec un condiment aux câpres et une jolie purée, qui n'est pas sans rappeler l'emblème de la maison Robuchon : parfaitement détendue, onctueuse, en parfait accord avec cette viande fondante. En contrepartie, chez notre complice, un carré d'agneau exemplaire, sans timidité, avec un apprêt au Chorizo qui rend hommage à l'inspiration de Pascal Barbot (à la maîtrise exemplaire du Chorizo Ibérico). Gourmandise et parfaite harmonie des saveurs. Le moment est bon et frappé au sceau de la gourmandise... satisfaite.


Carré d'Agneau - Chorizo Ibérico


Quand arrive l'instant du dessert : un macaron vanille (semi-freddo et framboises) aérien. Beau point d'orgue à ce dîner tout en simplicité et en gourmandise. L'endroit demeure à l'écart de l'atmosphère vrombissante du quartier et offre une table de qualité, entre les mains d'un Chef qui connaît son sujet. Le service peut gagner en consistance, encore hésitant, "un peu jeune" voire timide. Le Chef de salle, ancien de l'Astrance, lui aussi, vient contrebalancer le manque d'expérience du service en salle. Bel établissement, belle table. Une expérience qui satisfait pleinement la gourmandise. La carte des vins toutefois apparaît (au moins) perfectible.