Quand Shin, Chef du passage 53 s'associe à Thierry Laurent, au bistrot Paul Bert pour un dîner organisé pour les fonds d'aide au Japon... quand la cuisine de demain côtoie celle d'avant-hier... quand Shin s'aventure à traiter 250 couverts dans la soirée (soit environs 10 fois plus qu'au passage)... que l'ensemble met toute son énergie à servir un dîner qui regroupe le tout paris de la gourmandise... lorsque François Simon se transforme en barman-sommelier autour d'une débauche d'huîtres et d'oursins "pour faire patienter" les convives affamés (second service)... Un moment tellurique, amical, qui se prolonge (trop) tard dans la soirée et procure un repas improbable associant les créations du passage et les "grands classiques" du Paul Bert !
Deux entrées signées du passage (l'Espuma et l'assiette blanche dans laquelle le calamar se trouve pour l'occasion remplacé par une langoustine... discutable mais imposé semble-t-il...). Deux beaux plats mais évidemment un peu approximatifs... La suite est assez tonitruante qui voit se succéder un pigeon aux choux et un steak au poivre (comme autrefois). Hugo Desnoyers, présent sur les lieux, signe la qualité ébouriffante du boeuf mais malheusement la sauce au poivre, grand classique des années 70 justifie le fameux adage d'Alain Passard... "Jamais de crème chaude"... l'ensemble ne sera pas outre mesure digeste (sauf pour quelques appétits gargantuesques attablés pour l'occasion) et peu seront en situation de satisfaire au Paris-Brest proposé en dessert !
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| Le fameux pavé au poivre ... |
Le vin était de la partie, très bio bio... peu enthousiasmant de l'avis généralisé... avec un débit interdisant qu'il soit servi à température (notamment le blanc)... un dîner sommes toutes très approximatif mais bon enfant, absolument, et dont le fond caritatif suffisait à justifier les efforts mis en oeuvre à cette occasion. Un dîner cependant dont les hépatocytes contemporains auront du mal à métaboliser le pléïomorphisme ... et la crème chaude !... Mais ici on dira que la fin aura justifié les moyens. Un bon cigare en apéritif (en attendant la table du second service prévue à 22h30 et finalement installée à 23h45...). Un réveil un peu difficile mardi matin ...





