mercredi 9 juin 2010

1er Mai : L'ARNSBOURG

Chaque année, au premier Mai, redécouvrir Baerenthal, l'Arnsbourg et l'Hôtel K est un pur moment de bonheur, de sérénité et l'accomplissement d'un pélerinage gastronomique qui n'appelle à l'issue de ce week-end qu'un souhait : revenir l'année prochaine une fois encore... et date a été prise.

Sérénité de ce vallon perdu au beau milieu du parc naturel des Vosges du Nord, sur la ligne frontière entre la Moselle et le Bas Rhin, souci de tous les détails en sorte que l'hôte vient ici "pour se faire gâter" et ne boude pas son plaisir. Les chambres de l'hôtel K et le petit déjeuner gargantuesque qui suivra lui permettront de se remettre des émotions gastronomiques suscitées par Jean-Georges Klein, dont le talent de Chef est orchestré par Cathy qui non seulement compose des menus prodigieux mais dans le même temps orchestre en salle un service irréprochable, dans un restaurant placé sous le signe de l'orchidée blanche... et d'une cave que l'on surplombe, en traversant le salon et en rêvant déjà des grands crus qui y sont entreposés et dont on va bientôt discuter avec le sommelier.

Le sommelier justement... fait un peu défaut. Bernard, avec lequel nous avions établi des relations de complicité ces dernières années se trouve aujourd'hui remplacé par Valère, qui ne mettra pas longtemps à prendre la juste démesure de notre table et à redresser quelques choix approximatifs, pour nous permettre d'associer aux deux menus du vendredi et du samedi, les justes crus. Parmi eux, une mention toute spéciale pour un hénaurme Hermitage Chave 2002, qui laissera longtemps un souvenir ému sur les papilles des quatres convives réunis autour de la table... sommellerie impeccable donc même si la première impression était un peu à la déception de ne pas retrouver la moustache frémissante du surnommé Astérix...

Parmi les plats, deux menus "à rallonge" comme il se doit interdisent de se noyer dans le détail... mais un prix d'excellence doit aller sans conteste aux ris de veau, en cocote, au foin... croustillants comme il se doit, lactés et parfumés... une pure merveille qui appelle presque un retour s'il figure encore à la carte l'année prochaine... et quelques jambonnettes de grenouille qui démontrent que la cuisse de batracien peut merveilleusement se mettre en musique entre les mains d'un Chef tel Jean-Georges. On n'oubliera pas non plus, religieusement servi chaque année même s'il ne figure pas au menu, le Capuccino de truffes, dont on ne saurait se lasser... et un caviar de Californie aux perles de crème, modèle d'équilibre et de gourmandise.

Comme McArthur : nous reviendrons... l'année prochaine. Date est prise, à l'hôtel comme à l'Arnsbourg pour cette promenade Alsacienne et ce pélerinage à Untermuhltal.