Une tradition encore que cette escapade en Aquitaine et au pays Basque, à l'arrivée de l'Eté. Cette année, le programme s'est encore enrichi et s'il était incontournable de visiter à nouveau Philippe Etchebest à Saint-Emilion et Martin Berasategui à San Sebastian... une visite au Saint-James de Bouliac s'imposait tant la cuisine de Michel Portos fait parler d'elle, cet an dernier.
Bouliac, première halte, dès qu'arrivés à Bordeaux... un cadre enchanteur (une terrasse fleurie et arborée, surplombant Bordeaux et procurant une délicieuse impression de sérénité, quand tout au fond, en tendant l'oreille, on peut perçevoir le ronronnement de la civilisation et des encombrements. L'impression est enchanteresse... l'assiette ne déçevra pas ! Avec quelques mentions, pour le foie gras avec sa duxelle de crocodile , pour le tartare de thon, les écrevisses pattes rouges et tous ces plats magnifiques qui se sont succédés. Le menu improvisé du soir nous avait été promis... et nous avons sans doute oublié de le réclamer. Il reste quelques photos, et la mémoire d'un très grand repas, accompagné d'un Sauvignon signé Dagueneau (mais malheureusement écrasé par le millésime 2003), et surtout d'un énorme Langoa Barton 2000, qui sera renouvelé le lendemain, à Saint Emilion tant il a été apprécié par l'ensemble de la tablée. 
Après cette première soirée, Saint Emilion et l'Hostellerie de Plaisance ne déçevront pas. Grand moment de gastronomie et sentiment privilégié que celui de surplomber les toits de Saint-Emilion en dégustant un verre d'entre deux mers, avec les mises en bouches sophistiquées préparées par Philippe Etchebest. Le menu du soir (nouvelle formule imposée par le Chef) comportera quelques merveilles parmi lesquelles entre autre, un formidable Homard Breton cuit vapeur, beurre de crustacés au vinaigre de Framboise, compotée de tomate et légumes croquants...
un délicat "oeuf de poule poché à basse température, Jabubo 5 Jotas, tobiko au wasabi, asperges, crumble et mousse de lait-parmesan... "etc" serait-on tenté d'écrire mais il faut faire mention spéciale au Boeuf Wagyu servi juste snacké, accompagné d'une préparation en tartare aux algues, céleri, endive, poire, carotte - sauce vigneronne et huile de menthe poivrée. Justesse parfaite, gourmandise aussi. Les desserts étaient exquis et c'est repus que nous avons quitté cette table, enchantés aussi... avec une mention encore pour les comparses : Taburnum 2004 CGV et Langoa Barton 2000, encore et sans lassitude !
Après un dîner agréable à l'Hôtel Parc Victoria de Saint Jean de Luz ("une Bricolette...") qui mérite mention pour la qualité de l'assiette, et pour l'ensemble de l'Hôtel qui en fait une villégiature privilégiée au pays Basque, une visite rituelle à Lasarte, chez Martin Berasategui s'imposait... qui ne décevra pas ! Aucune commune mesure entre l'inventivité et la mise en forme (mise en scène ?) d'un tel repas et les deux (formidables) expériences gastronomiques dont nous venions de faire expérience. Quelques photos s'imposent... de l'ensemble du menu...
et une mention spéciale... pour l'établissement (superbe), le service et le conseil oenologique sous la vigilante et amicale attention de Steve Labbé qui nous a encore fait découvrir quelques merveilles Espagnoles, et les cuisines qui savent composer un repas dont la dimension esthétique et gourmande est absolue ! Il faudrait tout citer (les photos sont parlantes)... et surtout, les plus "gourmands" : Laminé de cabillaud légèrement fumé sur poudre de noisette, café et vanille (une mise en route "en fanfare"), Perles de fenouil en cru, en risotto et en émulsion (une création 2009, juste splendide), l'oeuf de ferme avec betterave, salade liquide d'herbe, carpaccio de ragoût basque et fromage (énorme), choisis au sein d'un menu fleuve qui comportera quinze plats tous superbement mis en forme, en petite quantité (mais juste ce qu'il faut, suffisamment pour satisfaire curiosité et gourmandise tout à la fois)... Un moment formidable mêlant gourmandise, inventivité... une énorme création artistique. Impressionnante et réjouissante.