jeudi 18 juin 2009

Alain Senderens - 17 Juin 2009

Un très beau repas au Lucas Carton, sous l'autorité d'Alain Senderens qui, s'il a renoncé à ses trois clochettes, conserve à l'évidence une volonté de création et de qualité qui le place sans doute aucun très au dessus de la Tablea Joël Robuchon, honorée, elle aussi, au guide Michelin, de deux "pions".

La salle est superbe, qui marie les boiseries d'époque (splendides) et une approche "art moderne" de l'éclairage (direct et indirect) et des plafonds (plus discutables). Le Paris fin XIX° revisité par un "Gaudi High Tech". On s'y trouve très confortablement installés, sans trop de proximité avec les tables voisines, gage d'un heureux moment de gourmandise, en bonne compagnie, sans pour autant partager les états d'âme des tables voisines.

L'assiette est aussi belle qu'elle est bonne... du foie gras poché aux morilles avec leur jus de cuisson au vin jaune (bien accompagné d'un verre de savagnin, pointu comme il faut)... à la raviole de homard aux épinards et à l'oseille, d'un parfait équilibre et d'une texture irréprochable. Le dessert mariant sablé, fraises et rhubarbe ne sera pas en reste et l'ensemble est indiscutablement un beau repas digne d'une grande table Parisienne... Alain Senderens décidément aura tout appréhendé avec un égal talent (hénaurme) depuis l'Archestrate et les balbutiements du renouveau de la cuisine Française jusqu'au Lucas Carton, redesigné en "Alain Senderens" tandis qu'il renonçait au lustre des triples étoilés sans pour autant sombrer comme d'autres dans une approche trop évidemment industrielle de la cuisine.