mercredi 8 juillet 2009

3 JUILLET 2009 : L'ASTRANCE

Poursuite d'un parcours sans faute pour Pascal BARBOT au piano de l'Astrance, qui sans cesse se renouvelle, dans une infinie légèreté mêlant une fantaisie certaine avec une connaissance des saveurs des épices et un goût prodigieux pour la réussite de mariages improbables. Parcours épaulé, il n'est pas inutile de le souligner par Christophe ROHAT et une équipe en salle qui, décontractée (juste ce qu'il faut), professionnelle (en diable) et parfaitement accordée à la table, sait pratiquer l'annonce, et provoquer la gourmandise... qui sera satisfaite, juste ce qu'il faut, ni trop ni trop peu, par l'assiette: exemplaire, souvent complexe, toujours délicate. Un hymne à la créativité et à l'improvisation parfaitement maîtrisées.


Les cuissons sont, parmi tant d'autres, l'un des points forts de Pascal BARBOT. La maîtrise absolue "au poil près" de la cuisson d'un rouget ou d'un thon blanc en font un instant d'exception. Nul doute ici qu'au delà d'une harmonie délicate de saveurs raffinées, les textures et la perfection de la cuisson obligent à rendre hommage aux produits d'exception que sert cet Elfe inspiré. L'Agneau prend alors des dimensions ébourriffantes, le Maquereau s'anoblit, la Langouste se pâme... nos papilles aussi et en point d'orgue il faudra souligner la sommellerie, tout à fait inspirée, elle aussi, et qui fait de cette aventure gastronomique un "Beau Voyage"...


Une mention enfin pour la "fleur de courgette au Gorgonzola", gourmande à souhaits et aussi pour la pâtisserie, parfaitement calée, gourmande et légère au point qu'on se régale encore après ce repas "fleuve"... Un ensemble juste splendide !