La décoration y est modeste, discrète et d'un exquis bon goût comme le veut l'esprit nippon. Les tables sont suffisamment espacées pour que l'on puisse confortablement s'installer pour une promenade gastronomique d'un peu plus de trois heures et qu comptera... douze services et deux desserts... un repas Kaiseki dans la tradition mais aussi avec la sensibilité d'un Chef hors norme, dont le parcours initiatique est passé non seulement par le japon mais encore par le sushi, et qui amène la tradition Kaiseki de plain pied dans le XXI° siècle. Cuisine iconoclaste, certainement non... mais cuisine personnelle, voire "nouvelle cuisine" absolument oui... il s'agit clairement d'une cuisine Japonaise, mais plus d'un point commun ici entre cette vision culinaire novatrice et celle d'Adeline Grattard au Yam'Tcha et l'on trouvera un point commun supplémentaire... les difficultés (euphémisme) que l'on rencontre pour réserver une table dans ce restaurant de poche proche Berverly Hills... [un grand merci donc à Adeline, Marine et Yoann pour leur aide précieuse sans laquelle cette réservation n'aurait pas été possible]...
La carte des vins et
sakés propose pas mal d'entrées de qualité et le conseil est éclairé. Il sera
donc choisi un viognier californien (Stags leap 2014, Napa) honnêtement très bien travaillé, assez
droit, sans l'excès de richesse que l'on pourrait redouter... et auparavant,
un verre de saké. C'était le choix de la raison versus le wine or saké pairing
qui comporte avons nous compris, autant de verres que de services... bel
ensemble très beau repas et plaisir aussi de pouvoir saluer Niki en fin de
service, et échanger quelques minutes sur son approche de la cuisine, à la fois
humble et évidemment exigeante.
Quelques photos sont
ici évidemment plus parlantes que de longs discours... et quelques mentions
spéciales... pour les moules de Santa Barbara, et pomme de terre en deux
textures, onion rings en tempura, caviar et capucine, plat d'ouverture... pour
le trio unagi, shitaké et foie gras poêlé absolument exquis... pour les pâtes
aux truffes et abalone, un plat signature auquel on n'a évidemment aucune envie
d'échapper... aucun commentaire critique de fond... jolie maîtrise du sashimi
comme des sushis, cuissons impeccables, dashis de folie... un wagÿu parfaitement maîtrisé (et le condiment wasabi comme le condiment carotte...
tuerie) et après le matcha... un dessert improbable et délicieux, revisitant la
corne de gazelle, avec un sorbet citron joliment acidulé et parfumé et de
petits condiments citron et fruits secs... un vrai grand repas.
Une vraie raison de
faire un grand et beau repas à Los Angeles... oui, Hénaurme, surtout d'unE Chef
Japonaise, et de surcroît au pays de Mickey...













