jeudi 16 juillet 2015

LE QUINZIEME - CYRIL LIGNAC


On le vante ou on le moque avec son accent aveyronnais... on l'aime ou on le critique pour sa presque omniprésence médiatique au travers les émissions télévisées qu'il produit (ou non), de Top Chef au Meilleur Pâtissier, en passant par (plus récemment) Les Chefs contre attaquent... Il a repris le Chardenoux, déployé ses talents de pâtissier (et aussi pour la boulange)... il restait à visiter le Vaisseau Amiral du 15° arrondissement, et se faire une idée de l'assiette, de ce Chef ultra-médiatisé, et pour autant toujours très concerné par la cuisine, elle même et son restaurant, à lui...



Une carte courte, deux menus et une belle carte des vins comportant nombre d'entrées (souvent un peu jeunes) à des prix très raisonnables (pour Paris)... une belle expérience gourmande promenade dans l'univers du Chef qui prendra la peine de venir jusqu'aux tables pour défendre la cuisson du homard (très peu cuit, à basse température, confit dans son corail)... l’œuf parfait qui ouvre le bal est tout à fait... gourmand (vraiment), flanqué de girolles étuvées au jus de viande, classique et efficace... le homard, purée de févettes est un très beau plat et la cuisson à perfection ne laisse pas indifférent, puis la volaille, également d'une justesse absolue sur un couscous légumier qui n'est pas sans évoquer une inspiration venue depuis la rue de Varenne jusqu'à l'assiette de la rue Cauchy... une ricotta (maison) avec une compotée d'abricots revisite le concept du "fromage" et précède un dessert à la rhubarbe qui est tout perfection. 



Très joli repas, qui laisse les convives satisfaits pleinement, accompagné d'un joli flacon de Condrieu (Les Chaillées de l'Enfer de Georges Vernay, 2013, parfaitement ouvert...)... et un service impeccable sous la bienveillante autorité de Thomas Nicolle... Façon McArthur, en quittant l'établissement, l'évidence s'impose : We'll be back...