Rue du docteur Blanche, chez Hugo Desnoyer, un déjeuner juste splendide, où pour un rien on aurait imaginé des bœufs auxquels auraient poussé un bec, ou des ailes, ou les deux... arrosé des produits qu'il fallait, depuis le Marsannay Mortet (en faut-il du talent pour sortir du vin de ce terroir ingrat) jusqu'aux Mille-Vignes de Valérie Guérin (cuvée Atsuko s'il vous plait !)... en passant par le Meursault de chez Boillot, toujours clair, net, archétype du Chardonnay de qualité... Que des beaux produits de nos terroirs de France, sublimés par l'Amitié qui pointe son nez sous la forme d'un "... je vous garde à déjeuner ?..." et en route pour un déjeuner improvisé, dans le cagibi, on dit "le bureau"... un grand repas, envoyé par une cuisine qui sait faire parler la poudre !
Et aussi la truffe... qui démarre en fanfare avec une écume de pommes de terre aux truffes, simple et de bon goût : juste pour affûter les papilles, comme il faut, engloutie en une minute à peine tant elle "appelle"... et à suivre, histoire de varier le ton : truffe blanche, terrine de poireaux (parfaitement maîtrisée : cuisson irréprochable) et Jabugo 5J... "just terrific" !
Pour rester dans la truffe, la noire à nouveau, voici que vient une petite spécialité qui est juste une tuerie : tranche épaisse de panais, moelle juste pochée, et truffe noire... Attention çà c'est un vrai plat ! Le p'tit gars formidable au piano cet an ci est passé chez Pacaud et chez Passard et çà ne passe justement pas inaperçu dans l'assiette...!
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| Genre de parabole... |
A suivre, le boeuf muté, parfaitement cuit, généreux, flanqué de truffes, de ses deux rôties réussies parfaitement, un grand moment pour les amateurs, un deux ceux qui forcément sont frappés au sceau de l'amitié. Recueillement... et pour terminer, tout en simplicité, une crème brûlée aux fruits rouges (délicate, exquise... maîtrisée tout à fait)... Splendide, délicieux... veinards ceux qui habitent non loin de la rue du Docteur Blanche !
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| La table d'Hugo, c'est juste à droite... |




