samedi 27 mars 2010

BENOIT - troisième étoilé de la semaine, le 26.03.2010

Et pour troisième étoile de cette semaine : une brasserie parisienne "à l'ancienne" : Benoît, à deux pas de l'hôtel de ville... une des brasseries portant la signature d'Alain Ducasse, seul élément qui puisse expliquer (mais en aucun cas justifier) une étoile ... 

Soupe crémeuse d'écrevisses à la ciboulette, Quasi d'agneau de lait rôti, pommes grenailles liées d'un beurre d'escargot puis millefeuille classique à la vanille. Rien ici qui approche de près ou de loin la qualité de la cuisine "comme à la maison"... cuisine de type industriel, servie dans une brasserie "typiquement parisienne", relookée à la mode "un américain à paris" : pas un poil de travers, de jolies couleurs (chromo en diable)... des produits de qualité acceptable (au prix de la prestation, c'est le moins que l'on doive ici à ses hôtes) et une assiette "absolument sans âme", et sans "cuisine" non plus. Un genre d'attrape touristes... "Signé Ducasse"...

Service inexistant, et parfaitement indifférent aux clients... souriant mais inefficace, absolument... et une sommellerie désastreuse, qui récite sans conviction une carte des vins qui propose à des prix exhorbitants de bons (futurs) vins mais tellement jeunes qu'ils sont fermés comme des huîtres (Haut-Marbuzet 2006) ou des vins sans intérêt aucun (Rully 2007...)...

Bref un établissement étoilé qui poserait bien des questions après Agapé ou Yam'tcha s'il n'y avait la bonne et scandaleuse explication que cet établissement se situe dans l'aura d'Alain Ducasse, ce qui n'apporte rien à l'assiette ni au service, à la sommellerie encore moins, mais au classement Michelinisé, il semblerait que si... Mieux vaut éviter le détour par BENOIT et pousser la ballade jusqu'à la rue des blancs manteaux, à deux pas d'ici, où officie -avec quel talent et quelle inventivité- Claude Colliot.