mardi 1 septembre 2009

MICHEL BRAS - LAGUIOLE (30.08.2009)

Visite chez Michel et Sébastien BRAS à Laguiole... moment d'Eternité face à la vallée de l'Aubrac, dans une maison où tous les détails sont soignés, et où l'on sait accueillir le voyageur, venu jusqu'ici, au bout du monde, visiter un Chef parmi les plus accomplis, dans une maison qui aspire à la perfection.

L'Hôtel mérite quelques mots, en préambule, qui voudront décrire
(avec quelle insuffisance) l'émerveillement de l'instant où l'Aubrac se trouve dévoilée au voyageur à son entrée dans la grande chambre, qui ouvre directement sur la nature maîtrisée au point qu'on la croirait sauvage... le souffle en est coupé et cette vision merveilleuse sera renouvelée encore le lendemain matin, au lever du soleil, tandis que l'on prendra le petit déjeuner face à la vallée. La perfection dans le menu détail des chambres mérite d'être soulignée, leur personnalisation... elles peuvent évoquer (quoique dans un sytle bien différent), les chambres de l'Hôtel K, chez Klein à Baerenthal.

Le repas sera un moment d'éternité... parfaitement rythmé au point que l'on sera juste étonné qu'il soit arrivé à son terme quand pourtant on aura dégusté tant et tant de plats avec délice ... le célébrissime "Gargouillou de jeunes légumes", juste exquis... la meilleure préparation de légumes peut être que les quatre convives gourmands ici réunis aient jamais mangé, réunis en un plat "tout légume". Ce Gargouillou (faisant suite à des oeufs à la coque servis avec l'apéritif et juste parfaits...) sera suivi d'un turbot à la cuisson d'une absolue justesse, harmonisé (pour qui aime...) avec du concombre, puis d'un foie gras grillé aux betteraves (formidable)... le tout, en belle harmonie avec le Meursault "village" 1999 de la maison COCHE-DURY (hénaurme !...).

Puis viendra l'instant d'un plat absolument exquis, autant qu'étonnant, associant le chou fleur (croquant comme il faut) et la truffe noire. Encore un "tout légume"... Une association improbable et d'une totale et gourmande perfection... Suivie d'un carré d'agneau fondant et du formidable Aligot, emblématique de l'Aubrac et ici maîtrisé au point que l'on ne renoncera pas au chariot de fromages (exquis, tous parfaitement affinés, et servis avec quelle générosité), prélude aux trois desserts. Le Beaucastel 1999 sera un parfait complice pour cette fin de repas et tout sera dégusté jusqu'à la dernière miette...


Le temps s'est fait oublier et après ce formidable dîner débuté devant le coucher de soleil sur l'Aubrac, minuit passé... les quatre convives iront profiter de ces chambres formidables avant que le lever de soleil sur la vallée ne vienne sonner l'heure du petit déjeuner. Et voici encore une tradition qui semble s'installer au point que 52 semaines ne suffiront bientôt plus...