Un déjeuner formidable... tout en simplicité, Pascal Barbot dans la délicatesse et la maîtrise absolue, parfaite, des cuissons irréprochables et une gourmandise absolue... L'Astrance tout en splendeur... un tourteau tout décortiqué, fondant, un brin épicé, juste ce qu'il faut... une Légine d'une cuisson parfaite, grande délicatesse et sauce tamarin... un pigeon magistral dont la rôtie mériterait à elle toute seule une halte rue Beethoven... halte préparatoire, genre de brigadat, avant le dîner annuel du "Club" autour des plumes et poils à quelques jours de là... mais auparavant, juste quelques images...
Réunion annuelle autour du Lièvre à la Royale... quelques formidables bouteilles, un menu splendide... ouverture simple et délicieuse d'une boîte de caviar d'exception, origine Chinoise, rien ne sera plus comparable aux produits d'autrefois provenant de la Caspienne, pour autant, ce caviar là était juste ce qu'il fallait pour faire vibrer les papilles des quelques gourmands réunis pour l'occasion autour de la table de l'Astrance... et un joli plat de pâtes à la truffe blanche et fondue de parmesan pour faire "interlude... Chablis Valmur de Raveneau, 2000 pour ouvrir le bal (après un Champagne Umami De Sousa avec les petits croquants au démarrage)... une bouteille Kolossale...
Puis à suivre une tourte... on pourraît discuter des heures de rang sur les tourtes, leurs textures, complexité, leur parfum leur pâte... vanter les mérites de tel ou tel... ce qui au demeurant la rapproche du Lièvre à la Royale... et cette tourte là, rien à ajouter... un vrai régal, une Ode à la gourmandise... un match somptueux avec un Charmes Chambertin 1996 de Joseph Roty, qui boxe dans la cour des Monstres... et qui fera avec les pigeons au long bec une harmonique somptueuse... (rôtie hénaurme)...
Ausone 1982 fera aussi un bel accord, avec le râble de lièvre cuit à perfection, fondant, un grand moment avec une pensée pour l'initiateur de ces rendez-vous autour du Lièvre qui n'aurait certainement pas dédaigné tremper ses lèvres dans ce parangon du Saint-Emilion... et qui annonce avec splendeur l'arrivée de la compotée, un grand moment de gourmandise, tout onctuosité, complexité, délicatesse aussi et tellement de puissance aussi... et un bel accord avec un Sauternes 2003 (Haut-Bergeron, à parfaite maturité, compagnon idéal de ce feu d'artifice gourmand)...
Sauternes qui finira le repas ... Tapioca japonais, et omelette norvégienne fondante... petite merveille, parfaite maîtrise du sucre (pas trop, justement)... un repas inouï et comme chaque année, ce Royal Bunny est l'instant d'une réunion de véritables gourmands, autour d'une des plus belles tables dont on puisse rêver... "Ordonnance à renouveler"...