Ce premier Lundi de septembre, la salle du Taillevent vrombit, pleine, tout entière... tout est sous contrôle (Jean-Marie Ancher sait de quoi il parle)... la table N°12 en place qui nous attend pour un déjeuner bourgeois, un de ces instants de pure gourmandise comme on sait les construire au Taillevent: une cuisine sûre et juste, une de ces cuisines rassurantes qu'à chaque fois on retrouve avec bonheur... Grâce à la complicité (parfois exagérée) de Jean-Marie, le menu sera une longue et belle promenade en Gourmandise, jusques et y compris la sommellerie de Stéphane Jan qui suggérera un très joli Saint-Aubin rouge, 2006, 1er cru "Les Castets" d'Hubert Lamy, très beau produit droit et centré sur les arômes de fruits rouges, tendu mais pas trop, et qui accompagnera tout en harmonie ce beau déjeuner des derniers jours d'été.
La mise en route aiguise les papilles avec précision avec de jolies crevettes en croustillant, au curry,suivies du formidable tartare de saumon au caviar, servi avec sa bisque froide à la citronnelle (splendide, d'une justesse absolue... un des étalons de la Maison). Après telle mise en bouche, le menu du déjeuner peut donc démarrer avec ici un foie gras aux figues (pour l'addictif du foie gras) et là l'exquis risotto d'épeautre aux cuisses de grenouille (un plat splendide, emblématique d'Alain Soliverès qui maîtrise à perfection cette graine d'épeautre. Une gourmandise absolue dont on ne se lasse pas (et dont j'ai tendance à préférer cette version aux cuisses de grenouilles à la version iodée au homard... qui pour autant n'est pas à négliger quand elle se présente).
Consensus ensuite des deux gourmands sur la volaille rôtie aux girolles, superbe... la volaille peut atteindre des sommets lorsqu'elle est cuite à perfection, tendre et goûteuse, en parfaite harmonie avec les pleurotes (et une ou deux petites pommes de terres rôties, fondantes, perdues dans ce parterre mycélien). Les papilles valsent, et le Pinot noir ne gâte rien ici... un très beau plat, tout en apparente simplicité, un merveilleux plat d'été. Décidément, girolles et volailles d'exception forment une association gourmande et détonante qui font évoquer au détour de la discussion, certaine volaille de la place des Vosges...
A l'instant du fromage, la composition associant à perfection Ossau Irati jeune et confiture de cerises noires, surmontée de quelques feuilles de Mesclun juste assaisonnées est toute de fraîcheur et en saveurs; prélude aux deux desserts que Jean-Marie dans sa généreuse gourmandise, ne peut s'empêcher de commander pour chacun, avec une autorité bonhomme, pour mieux comparer : ici acidularité, textures fondantes, meringue juste cuite et framboises savoureuses, là l'Opéra, grand classique du dessert chocolaté, qui atteint la perfection sous l'autorité de Sylvain Pétrel, Chef pâtissier. Quelques mignardises puis d'arriver l'Armagnac, quelques gouttes suffiront... "parfum de bouche" dirait certain Chef...
Un grand repas, un bon moment, une table sans surprise c'est vrai mais aussi sans déception, jamais. Un repas tout en gourmandise et par la faute de Jean-Marie, un déjeuner qui ne manque jamais de satisfaire jusqu'à la toute dernière papille, pour mieux susciter l'envie de revenir... et en partant d'ailleurs, d'apercevoir une table qui finissait son repas avec les fameuses crêpes suzette... une bonne raison de plus de songer au retour rue Lamennais...
A l'instant du fromage, la composition associant à perfection Ossau Irati jeune et confiture de cerises noires, surmontée de quelques feuilles de Mesclun juste assaisonnées est toute de fraîcheur et en saveurs; prélude aux deux desserts que Jean-Marie dans sa généreuse gourmandise, ne peut s'empêcher de commander pour chacun, avec une autorité bonhomme, pour mieux comparer : ici acidularité, textures fondantes, meringue juste cuite et framboises savoureuses, là l'Opéra, grand classique du dessert chocolaté, qui atteint la perfection sous l'autorité de Sylvain Pétrel, Chef pâtissier. Quelques mignardises puis d'arriver l'Armagnac, quelques gouttes suffiront... "parfum de bouche" dirait certain Chef...
Un grand repas, un bon moment, une table sans surprise c'est vrai mais aussi sans déception, jamais. Un repas tout en gourmandise et par la faute de Jean-Marie, un déjeuner qui ne manque jamais de satisfaire jusqu'à la toute dernière papille, pour mieux susciter l'envie de revenir... et en partant d'ailleurs, d'apercevoir une table qui finissait son repas avec les fameuses crêpes suzette... une bonne raison de plus de songer au retour rue Lamennais...

