lundi 15 août 2011

LES TABLETTES JL NOMICOS

Ce restaurant situé à l'angle de l'avenue Bugeaud et de la rue de la Pompe, en lieu et place de l'ancienne Table Joël Robuchon, semble avoir grand mal à "démarrer"...  Il est vrai que Jean-Louis Nomicos demeure assez peu connu, malgré un Pedigree de qualité, jusques et y compris Lasserre dont il a été l'architecte du renouveau de l'assiette jusqu'alors un peu compassée de ce Haut-Lieu de la restauration parisienne. De fait, ceux qui venaient fréquenter la Table Joël Robuchon, convaincus que cette noble signature ne pouvait déçevoir se détournent aujourd'hui de l'avenue Bugeaud pour courir "Aux Champs", visiter le nouvel Atelier du Maître et louer dans un concert de voyelles accentuées le Génie de Joël...



Œuf poché, girolles,chlorophylle de persil
émulsion truffe d’été et pomme de terre 

Pour autant, sans atteindre des sommets, Jean-Louis Nomicos procure une cuisine plaisante, joliment dressée, mise en place avec une incontestable maîtrise, et qui, si elle n'est pas d'une inventivité éblouïssante, sait apporter au visiteur un instant de plaisir gourmand. Le service est infiniment moins misérable qu'à l'époque Robuchon... sans pour autant atteindre encore le niveau d'un étoilé parisien. La carte des vins (présentée sur un I-Pad...) est variée, intéressante, comporte nombre de belles références Françaises dont il faudra convenir qu'elles sont à un prix acceptable pour une table parisienne.



Ris de veau, gremolata,  pavot, girolles  
et miel de citronnier


L'entrée est savoureuse et franchement convaincante :  oeuf poché, girolles, chlorophylle de persil et émulsion de truffe d'été et pomme de terre...Une belle harmonie de saveurs qui remporte immédiatement tous les suffrages. Aucun doute, c'est bon, et même très bon ! A suivre, un ris de veau au miel de citronnier et girolles. Belle harmonique dans les tonalités "citron", qui manque un brin de croustillant mais dont le caractère lacté et dont l'impeccable cuisson associées aux girolles, délicates et généreusement servies saura emporter la conviction.

Assiette rouge (Fraises - Fraises des Bois)

A l'instant du dessert, fraîcheur et délicatesse d'une assiette rouge aux fraises (Mara des Bois) et fraises des bois terminera avec délicatesse et gourmandise un joli repas qui, pour un rien, raccommoderait avec cette adresse que l'on avait décidé de ne plus visiter à sous l'enseigne de Robuchon. Une critique (il en faut), si le déjeuner "Menu Club" est très acceptable (mais associé à un choix oenologique indigent), le menu à la carte est un peu excessif, surtout à l'heure du déjeuner où les menus alternatifs ne manquent pas dans quelques grandes tables Parisiennes.