Premier repas (en qualité d'invité) dans un restaurant Japonais (c'est bien le moment...) où les Sushis Sashimis et Makis sont servis dans une assiette luminescente (par le biais d'une LED)... Bonne qualité d'exécution, sans plus, sans émotion, malgré la relative proximité du Japon. Mêmes commentaires pour le Wagyu Beef, dont l'épure de la présentation (tout seul au milieu de son assiette, sans rien du tout comme dressage...) n'est honnêtement pas compensée par la qualité de la viande. Première expérience assez décevante mais plutôt mangeable, sans effort démesuré en tous cas. On goûtera le vin Chinois et vite on oubliera, qu'il s'agisse du "Great Wall" ou du "Dragon Seal".
Les expériences suivantes seront Sino-Chinoises et l'on peut dire sans trop exagérer qu'un repas, dans un très bel établissement Pékinois, d'une cuisine Cantonnaise bien exécutée, était plutôt plaisant tandis que le reste est tout juste mangeable (et encore, faut-il probablement un certain entraînement à la cuisine chinoise). La maîtrise de la nouille frite n'est pas aussi universelle en chine que je l'imaginais, et il en va de même du riz sauté ("cantonnais") qui n'a parfois de sauté que le nom et dont les crevettes, oeuf et autres ingrédients qui s'y associent n'inspirent pas toujours grande confiance.
Erreur encore de vouloir manger des DimSum à Pékin. On peut juste conclure que l'on ne recommencera pas ("at any price") pour le coup, l'effort est grand d'avancer dans le repas. Autres expériences ... cuisine Sichuanaise, à éviter absolument (on savait déjà mais lorsque l'on est invité, on ne peut que subir le piège qui se referme...); cuisine Shanghainaise :même remarque. En conclusion, la cuisine Chinoise ne peut raisonnablement être débattue sur un pied d'égalité avec la cuisine Française, d'aucun point de vue, même s'il est vrai qu'au Sud, les DimSum et produits cuisinés à la vapeur sont en règle "plutôt bons".
Le second volet de la dégustation du boeuf comporte une recette délicate (que l'on présente comme marinée), avec des champignons asiatiques, cuit-bouilli dans un produit qui rappelle olfactivement le vin jaune chinois (à base de riz, une référence à contourner, absolument) et épicé (raisonnablement). C'est le plat de choix que les visiteurs préfèrent en règle au précédent m'indique-ton. Je ferai donc exception le brouet s'avérant presque immangeable, et nécessitera une dégustation en apnée, qui vaudra au demeurant pour le reste entier du repas qui n'en finira pas... de soupes torrides (au contenu qu'il vaut mieux éviter d'analyser) aux crabes au piment (et l'on met généreusement le visiteur en garde, celui là est très pimenté. Je confirme...).
Heureusement il y a la bière, qui permet de rincer le volcan (sans pour autant modérer l'éruption papillaire)... chance !... nous avions un rendez vous (pour un dry martini) avec un visiteur dans la soirée, il a donc fallu s'éclipser avant les desserts... j'ai bien fait de préciser que je ne souhaitais pas manger de Calamar... ayant aperçu la recette locale en vente au passage dans la rue... Je le savais bien, le charme de la Corée ne réside pas dans sa cuisine...