lundi 13 septembre 2010

YEN le 13/09/2010

YEN : Une première (vraie) expérience de gastronomie nippone, en plein Paris (rue Saint Benoît), enrichissante et délicate. Une cuisine d'une grande précision et un impressionnant travail des textures et des cuissons. Un ensemble de saveurs improbables pour les palais occidentaux, mais loin des restaurants japonais de la rue Sainte-Anne, plus loin encore de Allo-Sushi et autres japoniaiseries gastronomiquement contestables, ce YEN inspire le respect et procure un repas étonnant, savoureux et d'un grand raffinement, partagé avec des palais que l'on peut dire, sans exagérer avertis... (et qu'il faut par ici remercier de ce parcours initiatique).


Les figues à la gelée au vinaigre de riz qui ouvrent le repas sont un modèle de fraîcheur et de délicatesse. La gelée est savoureuse, probablement marquée par un consommé à la Bonite (que l'on retrouvera à l'heure du Soba, en fin de repas. Elles seront suivies d'un canard aux aubergines, de texture délicate, mais apparaîssant un peu fade à l'ensemble de la table.


Puis suivront de formidables Sushis de ventrèche dont la cuisson, l'assaisonnement d'une justesse impeccable constituent avec le riz une unité exquise, fondante et propre à satisfaire toutes les gourmandises.


Trois petits sushis qui seront suivis d'un cabillaud exquis, dont l'assaisonnement et la cuisson à eux seuls méritent le détour. Cuisson absolument parfaite, texture ferme et soyeuse, peau craquante à souhaits... et deux petites cerises confites pour accompagner l'ensemble et annoncer l'arrivée d'une formidable aubergine au Miso, avec des légumes frits : fantastique équilibre de saveurs et de consistance (Nasu Dengaku). Un très grand plat, d'une réalisation complexe, d'une présentation splendide, qui clôture le repas sauf que...


... Le repas doit se terminer avec des pâtes froides : Soba, d'une texture étonnante, associées à une soy-sauce délicatement parfumée aux oignons et au wasabi. Un point d'orgue impeccable qui n'appelle que des commentaires superlatifs et quelques instants d'observation du Chef qui taille ces "linguine japonais" (au sarrasin) avec une précision chirurgicale teintée d'atmosphère artistique. 


Une primo-expérience japonaise juste éblouïssante.