dimanche 28 février 2010

ATERRISSAGE A L'ARPEGE !

Sitôt que de retour à Paris après un long périple Sud-Africain jalonné d'antilopes sur pieds ou sur l'assiette, après avoir honnêtement approché les vins Sud-Africains qui n'ont pas su convaincre malgré leur caractère séducteur et puissant en première approche... visite à l'Arpège pour retrouver une assiette gourmande et satisfaire un brin de gourmandise frémissante depuis quelques jours.

Ces légumes, ceux d'Alain Passard, dont on a fait si grand cas lorsqu'il en a pris le cap voici quelques années, sont tellement exceptionnels, et merveilleusement travaillés et traités, que rien ne peut ici trouver de comparaison avec ce qu'il est d'usage de qualifier de navet, radis ou céleri et autres rutabagas... Le génie d'Alain est précisément d'avoir transcendé la notion de légume et d'avoir reconstruit un univers gustatif et gastronomique autour d'un produit jadis réputé comme seule "garniture", sans pour autant priver le convive du bonheur de la découverte et de la satisfaction de voir sa gourmandise satisfaite. Ô combien.

Bref, on mange bien, fichtrement bien chez Alain Passard, et loin de se lasser de ces légumes somptueux, on en redemande, et l'on vient et revient avec le même sentiment de redécouverte, et surtout... de satisfaire sa gourmandise... sans lequel il n'y a finalement pas de grand repas mais parfois quelques expériences plus ou moins "futuristes" dont la répétition s'avère frustrante.

Qui d'autre pourraît faire un petit miracle avec de la Trévise, des speculoos et du parmesan... simplement présentés sur une assiette... les légumes fumés délicatement associés au raifort... les légumes nouveaux en couscous... sans s'étendre sur le classique et délicieux oeuf-quatre épices, et le formidable Celerizotto aux truffes !... le Salers affiné 6 mois et le Comté de deux années viendront en prélude à la tartelette aux pommes "bouquet de roses" et à un immense mille feuilles au chocolat, juste aérien ! Un très grand repas, en belle compagnie, qui renoue avec la Cuisine Française et suscite la gourmandise au point que l'on songe dès le déjeuner terminé... à revenir !