dimanche 20 décembre 2009

18.12.2009 : YAM'TCHA

On ne parle bientôt plus que d'Adeline Grattard dans la presse ... Le J.D.D.... le Financial Times et plus récemment "Elle" ... Femme de l'année ici, Chef de l'année là... le talent de ce nouveau Chef enflamme la critique gastronomique comme une trainée de poudre ! Il ne sera bientôt plus possible de réserver une table à moins de deux mois et les gens pressés auront plus vite fait d'aller frapper à la porte de l'Astrance !... un comble !


Un déjeuner exquis, parfaitement rythmé, qui comble l'attente des convives, venus curieux, découvrir ce que ce restaurant de poche, il y a peu encore une crêperie, peut avoir de magique au point que tout Paris ne parle plus que de Yam'Tcha. La qualité des produits, l'inspiration d'Adeline, la gentillesse du service et pour ceux qui y sont sensibles, l'accord avec les Thés de Chiwah sont à l'évidence l'explication... la seule, à ce phénomène qui ne se résume pas à un effet de mode. Adeline travaille, sans relâche, à la recherche de matières premières irréprochables et son inspiration semble sans limite.


Parmi les convives, David Duban dont les vins figurent à la carte... et dont on se régale au Yam'Tcha. La carte des vins mérite une mention toute spéciale. Même si elle n'est pas bien imposante par le nombre des références, elle est centrée sur des vins propres à satisfaire les plus gourmands et les grands connaisseurs aussi. On y trouve de grands crus de bourgogne, rouges et blancs, un seul (mais un beau) Condrieu... et les vins au verre, s'ils sont plus modestes, n'en sont pas moins gourmands. Belle alternative à la dégustation des Thés qui conserve ses inconditionnels, confirmant s'il était besoin que tous les goûts sont dans la nature.


On ne peut parler raisonnablement de nouveautés au menu... il n'y a que des nouveautés, tout le temps, chez Adeline qui tient de surcroit parfaitement à jour son livre de bord et fait ce qu'il faut pour ne pas servir au même convive un plat qu'il connaîtrait. Le menu s'intitule découverte : ce n'est pas pour rien !





Une mention toute particulière pour un foie gras vendéen aux champignons coréens, associé à des bulots (dans les deux cas la cuisson mérite une mention spéciale... cuire des bulots et conserver une texture intéressante n'est pas affaire facile... quant au foie, la combinaison four-vapeur et wok l'amène à la perfection. Une signature Grattard...). Il faudrait tout énumérer !... les crevettes de mozambique, la poitrine de cochon (exquise, fondante...) et le dos de bar de ligne au risotto noir... jusqu'au fromage qui, surprise du jour, était un admirable Brillat Savarin avec quelques gouttes d'huile d'Olive italienne, parfumée comme il faut. Dessert exquis... un grand moment !





Bravo Adeline, nous sommes prêts à revenir au plus vite !... "et on est pas tout seuls ...".