mardi 26 août 2008

JO - 2008 - PEKIN

La gastronomie chinoise réserve toujours bien des surprises. A nos palais, elle n'apparaît pas souvent fameuse, et rapidement épuisante. Après quelques expériences successives (chacune réservant ici ou là une bonne surprise, comme un fameux "hamburger de canard" que tous garderont longtemps en mémoire ou un somptueux Canard Pékinois chez DaDong, dont la texture fondante a soulevé l'enthousiasme général, de même que les gambas qui ont suivi...). Les vins sont régulièrement servis à une température proche de 20°... les vins chinois étant encore à éviter (les vins du nouveau monde représentent le meilleur choix, à condition de les rafraîchir dans la glace, ce qui n'est pas une mince affaire à imposer au personnel de salle).

Après une semaine presque 100% chinoise (à quelques repas près pris au buffet du Club France), comme un besoin de retour vers l'occident s'est fait ressentir qui appellera deux tentatives : Le Café de la Poste (proche du temple des Lamas) et "Le Pré Le Nôtre" au Sofitel Wanda.

Le Café de la Poste mérite honnêtement d'être oublié (nonobstant le fait qu'il est mentionné sur tous les guides). Le boeuf Mongole n'est pas mauvais, les spécialités Françaises de bistrot sont raisonnablement mises en place par un personnel de cuisine entièrement chinois et l'ambiance bistrot doit pouvoir satisfaire quelques expatriés mais sans doute n'étions nous pas partis depuis assez longtemps. Au chapitre des vins, rien ici que du vin de table, Français certes mais ne méritant aucun commentaire élogieux. A mentionner, une courageuse tentative de réaliser des pommes de terre frites, avec des patates chinoises, ce qui n'est pas vraiment un succès. Une mention spéciale mérite d'être portée pour une mousse au chocolat réalisée avec du Toblerone, et franchement gourmande.

Le Pré Lenôtre, restaurant Français du Sofitel Wanda mérite une mention toute particulière tant par la qualité du service, que de la carte des vins, des menus et de leur réalisation avec des matières premières qui nous ramènent aux étoilés Français. La plupart des convives a opté pour un "Menu Pierre de Coubertin" (de circonstance) comportant un mille-feuille de coquilles St Jacques et d'avocat, suivi d'un homard aux épices en deux services et d'un dessert au Chocolat unanimement applaudi. D'autres auront préféré le menu découverte comportant un merveilleux consommé à la cannette avec d'exquis raviolis fondants, suivis d'un turbot aux amandes et d'un dessert aux fruits rouges aussi délicat que gourmand. Mention spéciale enfin pour le vin, un formidable Riesling 2006 de la maison Schlumberger, qui a fait régalé l'ensemble de la tablée, tout le repas durant. Un très bel établissement, quasi improbable sous ces latitudes, et qui n'est pas sans rappeler un mémorable dîner au Four Seasons de Hong-Kong voici quelques mois. Un grand restaurant Français à Pékin.