William Ledeuil durant ces dix dernières années, a
enrichi son offre gourmande avec le fameux KGB (Kitchen Galerie Bis) et Kitchen
terre (déclinaison autour des pâtes, sur le boulevard St Germain), mais la
"maison mère" de demeure la Kitchen Galerie, au 4 rue des Grands
Augustins, qui dès l'arrivée met ses hôtes à l'aise avec un service de
voiturier... il faut dire que, depuis les fantaisies du Maire de Paris et la
redéfinition totalement Ubuesque des axes de circulation, rejoindre le quartier
latin est un exploit extraordinairement chronophage et y trouver une place de
stationnement juste un rêve qui peut se transformer en cauchemar... tout
commence donc par cette jolie surprise (pour qui aura pris son auto, j'avais
choisi le taxi, plus sûr en première approche encore que, pour ce qui est du
trafic Parisien, le délire pseudo-urbaniste est tel que pour les taxis non
plus, ce n'est pas simple. Du tout).
Très joli dîner à la Kitchen Gallerie. Épices et beaux produits, assiettes joliment dressées, service attentionné, l’espace concept de William Ledeuil ne vieillit pas, gourmandise toujours, cuisine personnelle, contemporaine sans être pour autant disruptive, fédératrice tout à fait. Une cuisine bien calée, qui demeure très stable au fil des ans, sans vraie surprise (archives).
La sommellerie ne mérite au fond ni éloges ni
critiques... elle se veut fédératrice, sans doute plus propre à séduire les
inconditionnels du Bordelais que les aficionados Bourguignons. La salle est
aujourd'hui agréable, moins bruyante que jadis, le service est attentionné, un
brin approximatif mais l'enthousiasme emporte l'affaire... Le menu en cinq services est très agréable
pour un dîner tardif, une mention pour la pêche du jour, merlu à la juste
cuisson (on peut dire parfaite) et pour la fleur de courgette farcie (vraie
gourmandise). Le wagyu caramélisé est
également sur le mode gourmand, sans surprise, joliment épicé (mais il fait
partie des incontournables de la carte depuis plus de dix ans maintenant).








