En ces lendemains (pas si enchanteurs que çà), après avoir mis en route un take-away durant les premières heures du déconfinement, dans l'attente de la réouverture du GABRIEL, Bateau Amiral de LA RESERVE à Paris, Jérôme Banctel assure à LA PAGODE DE COS un service de restauration réjouissant, dans un cadre estival, sous les parasols, cuisine savante, cuisine gourmande, dressages irréprochables, service impeccable, plaisir, véritable petit bonheur gourmand que de franchir le pas de la porte de la Réserve et s'attabler avec la perspective d'un repas délicieux, parfaitement. Les produits sont superbes, les cuissons d'une précision chirurgicale, rien ne doit rien au hasard, tout ici fleure la perfection, précision horlogère... on se régale, on ne boude pas son plaisir.
Splendides langoustines, pêche blanche, vinaigrette au lait d'amande et essence de verveine. Une cuisson splendide, une gourmandise, parfaite mise en bouche, très bel accord entre la pêche, le lait d'amande et la langoustine tout en simplicité.
D'une stature impressionnante, d'une gourmandise exceptionnelle, un tour de force, un travail de virtuose du piano... la carotte en texture, qui prend pratiquement le pas sur un délicieux saumon d'Écosse au miso, qui ne démérite pas, mais la carotte alors !... une tuerie, vraie de Vrai !... Régal et "Respect"...
Comme un Hommage à Bernard Pacaud : le Saint Pierre au caviar (sur une tombée d'épinards). Cuisson nacrée, texture juste ferme, saveurs envoûtante et la bouffée d'iode procurée par le caviar vient tonifier l'ensemble à la façon d'une déferlante... tonalité juste avec un viognier joliment équilibré, chèvrefeuille et zestes d'agrumes.
Et place au pigeon de Louvigné de Bais, hénaurme ... flanqué d'une tartelette aux champignons, émulsion de lait ribot, jus au vin jaune... La Massa Toscana 2017 : un accord tonitruant façon "Grandes Orgues"... on aurait pu aussi choisir au fond un Château-Châlon ou plus modestement un Côtes du Jura...
Et pour terminer tout en légèreté, le Saint-Honoré, aérien, et une quenelle de glace à la vanille de Tahiti. Un repas tout en légèreté, dans un cadre enchanteur, bonheur gourmand de retrouver la patte de Jérôme Banctel qui s'impatiente d'en découdre de nouveau dans la démesure de l'écrin du GABRIEL.






