Départ de David BIZET, qui a fui vers des horizons nouveaux rue Lamennais, reprise de l'Orangerie sous l'autorité de Christian LE SQUER, et mise en place d'Alan TAUDON, en qualité de Chef, succédant ainsi à David... chaises musicales, exercice de haute voltige avec quelques étoiles à la clé... partition interprétée de haute volée sur le thème du Lièvre à la Royale (cher à BIZET).
J'aime l'atmosphère calme et réservée de cette petite unité gourmande nichée au sein de l'Hôtel George V. Le service y est irréprochable, exemple de perfection, sous l'autorité bienveillante de Gaetan Molette... un menu simple donc, qui démarre en fanfare avec trois délicates mises en bouche et de petites galettes bretonnes au boudin noir... les pains sont étonnants, délicieux mais parfaitement inutilisables pour... eh oui... saucer. Heureusement on aura pitié de nous...
Entrée de choc, parfaitement réussie, un genre du Sushi du XXI° siècle, avec une déco "Grand Siècle" (tout comestible, tout bon, même délicieux...)... riz parfaitement cuit, à température idéale et tronçons de langoustine raidie, bouillon de riz au Yuzu... détonant, étonnant, délicat, délicieux... entrée alternative façon "plus classique" mais tout délicatesse et contrastes joliment maîtrisés : jeune d'oeuf de poulette Florentine, crevettes grises...
Et la vedette du jour de faire son entrée... le lièvre à la Royale, dans ses atours Périgourdins, d'une maîtrise absolue (texture et saveur), la sauce juste Royale comme l'indique son nom (et là le pain est devenu subitement indispensable)... la truffe et le foie gras à profusion... un très beau, très grand plat. Ouverture de la saison du Lièvre, affaire à suivre avec une interprétation type "Sénateur Couteau" (recette Poitevine) dans quelques jours... Et une petite mention toute spéciale pour les tagliatelle de châtaignes qui font un accord parfait avec ce lièvre... petites merveilles de gourmandise.
Et au chapitre dessert, s'il a été ici choisi de ne pas résister à l'irrépressible appel du chocolat, pour ma part c'est à le Vacherin auquel je ne puis résister. Pamplemousse en ce moment... une tuerie. Je suis prêt à recommencer, encore et encore... Un déjeuner formidable, judicieusement accompagné de quelques jolis verres, parfaitement choisis pour épauler cette belle cuisine.









