La table d'Hugo, rue du docteur Blanche... un enchantement pour les "discriminating carnivores"... et lorsque Hugo met l'accélérateur de particules en route, quand l'amitié vient catalyser la magie de l'instant, lorsque la gourmandise succède à la gourmandise, les débordements les plus excentriques se transforment en instants de pur bonheur et d'amitié. Quelques belles charcuteries Ibériques et une belle tranche de pâté en croûte pour ouvrir le bal avec un Chambertin vieilles vignes 2002 de Séraphin (une sacrée mise en route) et pour attendre la monstre côte de bœuf cuite à perfection (marquée dure et bleue au centre, mais pas froide... une cuisson impeccable) qui remplit de bonheur carnivore, flanquée de petits légume et d'une écrasée de pommes de terre dont les gourmands réunis devant le billot viendront à bout sans mal... d'autant que quelques monstres viendront accompagner la fête : Bonnes-Mares d'Olivier Bernstein (2010, il lui a fallu un moment pour s'ouvrir mais quelle distinction et quel beau volume)...
Quant à l'instant du dessert, devenu un grand classique de Boucherie rue du docteur Blanche : la tarte aux Pommes... elle fera un match parfait avec un monument des "Mille Vignes" : "Noir de Grenache" 2000. Une bombe, une vraie. Un monument de Rivesaltes... et pour la soif, pour la dégustation, tout tranquillement pour terminer cet instant de partage et de gourmandise, sur une idée (contestable et contestée) d'Hugo : un monument Bordelais : Château Cheval Blanc 2007. On fait dans l'infanticide oenologique, c'est vrai... il est déjà énorme... et il en a sous le pied pour plus d'une décennie encore. Décidément le plus grand des Saint-Emilion avec Ausone (je refuse de trancher et plaide plutôt pour l'étude comparative itérative...).
Un grand immense Merci à Hugo, qui a orchestré avec Maestria, amitié et un brin de surenchère un repas absolument inouï ! Une viandinerie qui comptera dans l'histoire carnivore...





