vendredi 4 septembre 2020

ENTRE CHRISTOPHE PELÉ ET LALOU BIZE-LEROY...


Un dîner splendide au Clarence, une recette éprouvée, un dîner hors du temps et de l'espace avec la complicité de Christophe PELÉ, inspiré, improbable comme lui seul sait l'être, quelques flacons de grande qualité... et des amis gourmands, sur le chemin du retour de vacances vers Antwerp où il est question d'un rendez vous prochain... y'a plus qu'à... et un dîner formidable aux bons soins du Chef... 

Quelques jolis flacons : Meursault "Les Narvaux" d'Auvenay 2004 : tout le génie de Mme Lalou Bize-Leroy ... un nectar à nul autre pareil, une complexité détonante, une impressionnante longueur, une stature digne de certain Montrachet de la DRC, une merveille... et à suivre, Clos de la Maréchale 2010 de JF.Mugnier, une petite merveille de fruit... archétype de Pinot Noir... et pour démarrer, à l'instant des zakouskis (Barbajuans, Gougères et bulots sauce tartare) un bel assemblage Champenois (3/3) choisi par Gaëtan Lacoste : "Le Mont Benoit" : Champagne d'Emmanuel Brochet; une bulle juste, équilibrée parfaitement, un champagne à belle vinosité, grande élégance, sacrée belle entrée en matière avec les Barbajuans... (https://www.larvf.com/emmanuel-brochet,10601,408713.asp).


Repas fou de gourmandise, cinq services dit-on... que nous avons tous assumés, en traînant peut-être un brin en longueur mais qui veut voyager loin... Christophe Pelé nous a promenés, tout au long du dîner, improvisations, harmoniques improbables, d'une précision irréprochable, démarrage en fanfare avec la langoustine, oreille de cochon et caviar sur un lit de guacamole, flanquée d'une fleur de concombre, condiment de citron confit... le ton était donné et tout ensuite est demeuré aussi parfaitement cinglé, délicieusement "pseudo-improvisé"...  


A suivre une déclinaison sur le thème du Maquereau... rôti au gril (côté peau), un spaghetti de pomme de terre fermentée, Wagyu et câpre... suivi de deux petites déclinaisons (maquereau cru, courgette (ou concombre, selon le convive...) croquante, dashi de folie puis d'une gaufre au sarrasin, maquereau et aneth... splendide et tout gourmandise!





Puis vient l'heure du turbot... un plat du genre foutraque, façon Christophe PELÉ, quelque chose d'improbable et une réussite totale... turbot donc, courgette violon, thé vert et poutargue, oseille juste fanée sur la poêle... grandiose, flanquée d'une brandade aérienne, d'une tomate - bourrache, avocat et d'une fleur de courgette... improbable, incroyable, délicieux... grand moment de gastronomie, un coup de patte inimitable...



L'heure du pinot noir ayant sonné, c'est l'instant de l'entrée en scène du veau, cuit au gril, sur un lit de fenouil... "comme un feu d'artifice"... cuisson, texture maîtrisés absolument... on en vient à perdre ses repères... on ne pense plus qu'à satisfaire sa gourmandise (et elle est satisfaite, pleinement...)... quelques pommes Dauphines aériennes et un brin de sauce Béarnaise (tuerie)... l'appétit nous a quitté depuis longtemps mais n'écoutant que leur courage, les gourmands réunis autour de la table et boostés par le Nuits-St-Georges poursuivent résolument ce dîner juste splendide, hors du temps et de l'espace. Tous sommes convaincus et comblés... Point d'orgue avec un roll dément... Chorizo Iberico, tombée d'épinards et bun aérien...









A l'instant des desserts tous sont repus, et pour autant, la gourmandise demeure... granité (satiné) saké-pêche... sorbet fruits rouges...pana cotta aux fruits noirs... la fameuse crème au citron, gelée de fraises... quelques autres folies, on en vient à n'avoir plus assez de mémoire... 

 







Repas fou de gourmandise, cinq services... que nous avons tous assumé, en traînant peut-être un brin en longueur mais qui veut voyager loin... Christophe Pelé nous a promenés, tout au long du dîner, improvisations, harmoniques improbables, d'une précision irréprochable, depuis le démarrage en fanfare avec la langoustine, oreille de cochon et caviar sur un lit de guacamole, flanquée d'une fleur de concombre, condiment de citron confit... jusqu'à l'instant du dessert... "des desserts de cuisinier" aura dit Frederic Chabbert... complice de table qui sait de quoi il parle... et qui aura partagé l'émotion gourmande de cette belle soirée... Hénaurme dira-t-on...