Quelques jolis flacons : Meursault "Les Narvaux" d'Auvenay 2004 : tout le génie de Mme Lalou Bize-Leroy ... un nectar à nul autre pareil, une complexité détonante, une impressionnante longueur, une stature digne de certain Montrachet de la DRC, une merveille... et à suivre, Clos de la Maréchale 2010 de JF.Mugnier, une petite merveille de fruit... archétype de Pinot Noir... et pour démarrer, à l'instant des zakouskis (Barbajuans, Gougères et bulots sauce tartare) un bel assemblage Champenois (3/3) choisi par Gaëtan Lacoste : "Le Mont Benoit" : Champagne d'Emmanuel Brochet; une bulle juste, équilibrée parfaitement, un champagne à belle vinosité, grande élégance, sacrée belle entrée en matière avec les Barbajuans... (https://www.larvf.com/emmanuel-brochet,10601,408713.asp).
Repas fou de gourmandise, cinq services dit-on... que nous avons tous assumés, en traînant peut-être un brin en longueur mais qui veut voyager loin... Christophe Pelé nous a promenés, tout au long du dîner, improvisations, harmoniques improbables, d'une précision irréprochable, démarrage en fanfare avec la langoustine, oreille de cochon et caviar sur un lit de guacamole, flanquée d'une fleur de concombre, condiment de citron confit... le ton était donné et tout ensuite est demeuré aussi parfaitement cinglé, délicieusement "pseudo-improvisé"...
A suivre une déclinaison sur le thème du Maquereau... rôti au gril (côté peau), un spaghetti de pomme de terre fermentée, Wagyu et câpre... suivi de deux petites déclinaisons (maquereau cru, courgette (ou concombre, selon le convive...) croquante, dashi de folie puis d'une gaufre au sarrasin, maquereau et aneth... splendide et tout gourmandise!
L'heure du pinot noir ayant sonné, c'est l'instant de l'entrée en scène du veau, cuit au gril, sur un lit de fenouil... "comme un feu d'artifice"... cuisson, texture maîtrisés absolument... on en vient à perdre ses repères... on ne pense plus qu'à satisfaire sa gourmandise (et elle est satisfaite, pleinement...)... quelques pommes Dauphines aériennes et un brin de sauce Béarnaise (tuerie)... l'appétit nous a quitté depuis longtemps mais n'écoutant que leur courage, les gourmands réunis autour de la table et boostés par le Nuits-St-Georges poursuivent résolument ce dîner juste splendide, hors du temps et de l'espace. Tous sommes convaincus et comblés... Point d'orgue avec un roll dément... Chorizo Iberico, tombée d'épinards et bun aérien...























