vendredi 24 août 2018

LE GABRIEL - JEROME BANCTEL ... INSTANT D'ÉTERNITÉ GOURMANDE.


On vient, on revient au Gabriel, inlassablement , pour se régaler, pour partager le temps d'un grand déjeuner tout Amitié et Gourmandise dans cette belle salle claire, cuisine d'auteur, cuisine gourmande, cuisine précise, servie par un staff irréprochable en salle, tout complicité, sans approximation aucune... un déjeuner tout générosité aussi, et des vins d'exception pour ponctuer ce repas qui se terminera en apothéose avec un nectar... Chateau Yquem 1988, à parfaite maturité...


En prélude, afin que chacun puisse "faire connaissance", cette petite merveille incontournable, signature du Chef : l'Artichaut Macau "le coeur en impression de fleur de cerisier et coriandre fraîche" et flanqué d'un beurre blanc revisité, ... bientôt suivi ici d'une gaufre de Haddock, caviar oscietre et condiments "à la Française" ici... saumon de Norvège là ou encore Fraîcheur d'ananas, chutney Ananas au poivre Voatsiperifery. Petites merveilles, mise en jambe épaulée avec une grande vivacité, grande fraîcheur aussi d'un grand Chardonnay : Puligny Montrachet "Les Pucelles" 2015 d'A.L.Leflaive. Entrée en matière tonitruante.



A suivre, avec l'arrivée d'une fougasse à l'huile d'olive... un ris de veau d'anthologie... ris de veau de chez Hugo Desnoyer... cuisson simplement merveilleuse, d'une formidable précision, chaud dedans, croquant dehors... et cresson de fontaine en raviole crémeuse, juste délicieuse et dont la texture se fond parfaitement avec celle, si particulière du ris de veau. Deux monstres pour accompagner ce grand plat... Le Chambertin de Jean & Jean-Louis Trapet 1998 que tous avons trouvé un peu essoufflé déjà, sans reproche au fond, un vin beau, grand et joliment fait mais qui ne semblait plus avoir de Mystère à nous livrer... et un énorme Cos d'Estournel 1985, à la force de l'âge, de grande stature, les tanins parfaitement fondus, pas éteint du tout du tout... un match parfait avec ces ris de veau d'anthologie.



Le premier dessert, à l'instar de l'Artichaut Macau, est déjà un plat signature dont on n'a pas du tout l'intention de se passer... le pseudo calisson, frais, flanqué d'une acidularité marquée et délicate aussi... une gourmandise, giga-gourmandise même... puis à suivre, la framboise, également frappé au sceau de l'acidularité et de la fraîcheur, le genre de dessert qui remet les papilles en formes et l'un comme l'autre ont épousé avec bonheur le Château Yquem... mariage parfait. Point d'orgue formidable à un déjeuner exceptionnel. 



Un énorme Bravo à l'ensemble du staff, de la salle à la cuisine, en passant par la sommellerie... un repas juste Hénaurme...