Une très belle table, un restaurant bien caché aux tréfonds du XV° arrondissement (12 rue de l'Amiral Roussin), modeste au point que l'on pourra passer devant sans s'arrêter puis revenir sur ses pas pour entrer dans une très jolie (toute) petite salle, devant une cuisine ouverte où s'affairent en cuisine le Chef Hideki Nishi et sa brigade pour le plus grand bonheur gourmand de la poignée d'hôtes privilégiés... un menu qui comportera sept services et deux amuse-bouches, l'ensemble demeurant de grande légèreté et d'une personnalité convaincante. Le Chef sait faire parler la poudre qui a fait ses armes au George V, et qui maîtrise parfaitement les cuissons au charbon de bois nippon (poulpe grillé, canette de Challans grillée, splendide de texture)... le service est impeccable et la sommellerie, épaulée par une très jolie carte des vins, assez éclectique, permet de se faire grand plaisir (Domaine Valette, Clos de Monsieur Noly 2004)...
Les amuse-bouches démarrent en fanfare et sans attendre, la terrine de foie gras, pain d'épices et gelée au vin jaune, délicatesse et justesse, contrastes justement mis en perspective, la gourmandise est satisfaite, accord parfait avec le pain rôti qui l'accompagne et son condiment.
A suivre, le poulpe grillé (au charbon de bois japonais), ail des ours et puntarella, une très très belle assiette, jeu de textures tout en contraste, sans maladresse, saveurs délicates et bien affirmées tout à la fois.
La sole meunière au beurre d'algue n'a pas emporté la conviction de l'ensemble de la table, la cuisson "meunière" ne sied guère à une grosse sole servie en "aiguillettes", mais plutôt aux petits calibres (idéalement 180-240), la cuisson au four ne serait pas mieux adaptée, discussion, c'était bon, évidemment, mais de ce dîner, sans conteste, dans le wagon de queue...
Veau de lait rôti à la pomme de pin et sauce épicéa (et jus court), délicat, perfection de cuisson, texture soyeuse, finesse et délicatesse en bouche, le veau traité avec toute la distinction qu'il mérite, on repart dans les superlatifs...
Et l'on y reste avec la cannette de Challans grillée au charbon de bois Japonais, en deux services (un boudin de cannette et les suprêmes, d'une cuisson une fois encore irréprochable, fondante... une petite merveille)... très grand plat, accord parfait avec un rouge Australien (Terroir Australis, Syrah, joliment vinifié, riche et vif à la fois, un joli choix)...
On ne résistera pas au fromage, triple crème (Brillat-Savarin) dont l'association avec le Saké fut une découverte lors de notre première visite à Neige d'Été... petite merveille parmi les accords mets-"vins" (si l'on ose dire), cristal clear, délicat et puissant à la fois, tout comme le Brillat-Savarin joliment affiné...
Deux desserts enfin, la fraise Garriguette au jasmin et crumble (sur des tonalités tout en fraîcheur) et une crème brûlée au Kabocha qui a fait beaucoup discuter... pour, contre, sans opinion... j'ai adoré !!!
Thé vert Matcha et quelques mignardises... et le tour est joué, un très très beau repas, un bel étalissement qui appelle encore quelque visite à suivre. Une cuisine personnelle, techniquement maîtrisée, tout à fait, et un service à la hauteur, vraiment quelle belle adresse...
A suivre, le poulpe grillé (au charbon de bois japonais), ail des ours et puntarella, une très très belle assiette, jeu de textures tout en contraste, sans maladresse, saveurs délicates et bien affirmées tout à la fois.
La sole meunière au beurre d'algue n'a pas emporté la conviction de l'ensemble de la table, la cuisson "meunière" ne sied guère à une grosse sole servie en "aiguillettes", mais plutôt aux petits calibres (idéalement 180-240), la cuisson au four ne serait pas mieux adaptée, discussion, c'était bon, évidemment, mais de ce dîner, sans conteste, dans le wagon de queue...
Veau de lait rôti à la pomme de pin et sauce épicéa (et jus court), délicat, perfection de cuisson, texture soyeuse, finesse et délicatesse en bouche, le veau traité avec toute la distinction qu'il mérite, on repart dans les superlatifs...
Et l'on y reste avec la cannette de Challans grillée au charbon de bois Japonais, en deux services (un boudin de cannette et les suprêmes, d'une cuisson une fois encore irréprochable, fondante... une petite merveille)... très grand plat, accord parfait avec un rouge Australien (Terroir Australis, Syrah, joliment vinifié, riche et vif à la fois, un joli choix)...
On ne résistera pas au fromage, triple crème (Brillat-Savarin) dont l'association avec le Saké fut une découverte lors de notre première visite à Neige d'Été... petite merveille parmi les accords mets-"vins" (si l'on ose dire), cristal clear, délicat et puissant à la fois, tout comme le Brillat-Savarin joliment affiné...
Deux desserts enfin, la fraise Garriguette au jasmin et crumble (sur des tonalités tout en fraîcheur) et une crème brûlée au Kabocha qui a fait beaucoup discuter... pour, contre, sans opinion... j'ai adoré !!!
Thé vert Matcha et quelques mignardises... et le tour est joué, un très très beau repas, un bel étalissement qui appelle encore quelque visite à suivre. Une cuisine personnelle, techniquement maîtrisée, tout à fait, et un service à la hauteur, vraiment quelle belle adresse...