jeudi 27 octobre 2016

LOOK ! FOUR HANDS ... (LUCAS CARTON)

Jacques Maximin... un nom qui résonne comme un pan entier de l'histoire culinaire contemporaine, un Chef fantasque, au tempérament affirmé, un fonceur récemment retiré des fourneaux (Le Bistrot de la Marine) et dont le nom évoque une fameuse courgette fleur farcie qui attirait curieux et gourmands des années 70 vers le Négresco dont le Chef du restaurant Gastronomique (Le Chanteclerc) faisait vibrer le Landerneau culinaire de la "Nouvelle Cuisine"... Julien Dumas, jeune Chef culotté et inspiré, forgé par cet exigeant mentor et qui chaque jour au piano, contribue à poursuivre l'écriture de la partition du Lucas Carton... et quelle belle idée que cette "association de bienfaiteurs" de nos papilles, réunie pour quelques repas de rang, parfaitement calés... et dispenser généreusement aux gourmands réunis dans cette superbe salle, un repas d'anthologie, un de ceux dont on se souviendra... 


Un sans faute, des harmoniques exactes, gauchies juste comme il faut pour que cette tonitruante justesse soit intriguante comme il faut pour faire vrombir les papilles des hôtes de ce dîner d'exception... qui sera joliment accompagné d'un Riesling CFE 2006 de Trimbach, d'un Chambolle Musigny 2011 (Mugnier) et d'un somptueux Gevrey "Les Cazetiers" 2011 Rousseau... un formidable dîner gourmand... et comme tous y ont pris un plaisir jubilatoire, il serait question de renouveler l'expérience... On en accepte l'augure avec gourmandise.



Formidable, d'une cuisson exacte, le rouget sur une ratatouille délicate, flanqué d'un croûton niçois tout gourmandise dont on aurait sans doute aimé qu'il soit dans l'assiette doublé... Énorme, le pressé de ris de veau et langouste, gelée de langouste, artichaut poivrade et petite salade niçoise (croquante, acidulée, perfect match...)...


Haddock splendide, peu salé, juste fumé, sauce champagne aérienne, boudins de poissons et moules... juste cuisson encore, dressage impeccable, gourmandise totale...


A suivre un pigeon rosé comme il faut, qui a vu le feu comme il faut, sur un lit d'épinards et surmonté de Chorizo Ibérico croustillant à souhaits... personne ne sait plus à table au fond quel plat l'emporterait... Quand on arrive aux desserts (déjà)...



Gratin de pommes et coings, beurre de cidre (tuerie) et figues rôties et glace à la vanille (pour certains, les grands amateurs de figues, super-tuerie)... un dîner merveilleux, la maîtrise absolue de Jacques Maximin, son inspiration aussi, la brigade du Lucas Carton sous la direction de Julien Dumas, tous lessivés en fin de soirée, qui ont "tout donné" pour le plus grand bonheur des visiteurs d'un soir... un immense bravo. Un grand Merci... A quand le match "retour" ...?