Un beau repas, en figure imposée... repas d'été... Bar au caviar, poulette à l'estragon et vinaigre de Xérès (on regrettera le Beurre d'herbes, ce sera pour une autre fois...) et les Arlettes, fameuses, fondantes, au citron confit-glacé... De beaux vins, après le fameux Bollinger, vins en parfaite harmonie avec les mets : Chablis Grand Cru "Les Grenouilles" 2008, Saint-Joseph 2006 Chave puis "Le Berceau" de Gripa 2006 et enfin quelques gouttes de Vouvray 2003, un autre grand classique de la maison...
Le service irréprochable, amical, attentif et attentionné, ballet d'une impeccable fluidité, qui de la mise en bouche aux mignardises, en passant par le fromage (quel plateau !) sait donner à une soirée à l'Ambroisie quelque chose d'unique.
Pourtant, cette fois, si le repas a été dans l'ensemble délicieux, il nous a semblé que la perfection n'était pas tout à fait au rendez-vous. Un instant de trop dans la cuisson du Bar, la substitution d'une (jolie) déclinaison de poulette à l'estragon et au vinaigre de Xérès à la recette originale "au beurre d'herbes" mise en place voici quelques années par Bernard Pacaud avec Jérôme Banctel... Bernard Pacaud substitué par Mathieu, peut être manque-t-il encore à la nouvelle génération un brin d'exigence ou de savoir faire ? Peut-être l'absence d'Aki qui vole aujourd'hui de ses propres ailes explique-t-elle le Bar ?... toujours est il que, sans reprendre un slogan politique à la mode "Le Changement c'est maintenant"... on perçoit la différence et la jeune génération ne semble pas encore avoir terminé son parcours initiatique et être à maturité pour reprendre le flambeau d'un Bernard Pacaud... inimitable ?...